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sultat de ses opérations. ( l! fout toujours se rappeler que nous som-mes au \ui* siècle.)
Or, savez-vous pourquoi il était bon de garder le secret de ceschoses ?
« Parce que l’opérateur serait pris pour un faussaire, tourmentéde mille laçons, et que son <ru\re resterait inachevé. »
2 ° l'n alchimiste doit habiter, loin des hommes, une maisonparticulière, dans laquelle il y ait deux ou trois pièces exclusive-ment destinées aux sublimations, aux solutions et aux distillations.
3° Il font qu’il choisisse bien le temps et les heures convenablesde son travail;
■l“ Qu il soit patient, assidu et persévérant jusqu’à la lin ;
ô u Qu'il exécute, d'après les règles de l'art, la trituration , la su-blimation , la fixation, la calcination, la solution, la distillation etla coagulation [ solidification ) ;
0 ° Que tous les vaisseaux dent il se sert soient en verre ou enpoterie vernie; car les liqueurs acides ( aqua iu ,ilw) attaquent etdétruisent les vaisseaux de cuivre, de 1er et de plomb.
7" Il fout posséder de la fortune, afin de pouvoir acheter tout cequi est nécessaire aux opérations.
8 U t’.nlin, il est, avant tout, nécessaire d'éviter toute espècede rapport avec, les princes et les seigneurs : «Car si tu as le mal-heur de t’introduire auprès d’eux, ils ne laisseront pas do te deman-der : Uh bien, mailre, comment va Pieuvre? quand verrons-nousenfin quelque chose de bon ? Ut. dans leur impatience d'en attendrela fin, ils t'appelleront liiou. vaurien, etc., et te causeront toutessortes de désagréments (U. Ut si tu n arrives pas à bonne fin, turessentiras tout l’effet de leur colore. Si tu y arrives, au contraire,ils te garderont chez eux, dans une captivité _ ' ", dans l’in-
tention de te faire travaillera leur profit. *
Cet avertissement, qu'Albert le (irand était mieux que personneà même de donner à ses contemporains, nous dépeint d une ma-nière piquante les relations des alchimistes avec les seigneurs aumoyen âge.
U’auteur inv oque en faveur de la possibilité de la transmutationles raisons suivantes, qui jouissent auprès des alchimistes d'unegrande autorité :
(1) Magister, quomodo succedit libi? Quando videbinitis aliquid boni ? Et nonvolentesexpeclare finein o|ieris, dicent, X'iliil est, truffain esse, etc