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Tome premier.
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HISTOIRE 1)E I.A CHIMIE.

« Les métaux sont tous identiques dans leur essence : ils ne dif-fèrent les uns des autres que par leur forme. Or, la forme re!è\edes causes accidentelles, que l'artiste doit, autant que possible,chercher à découvrir et à éloigner. Ce sont des causes accidentellesqui entravent la combinaison régulière du soufre et du mercure ;car tout métal est une combinaison de soufre et de mercure. I nemairie* 1 2 malade peut donner naissance à un enfant infirme et lé-preux, bien que la semence ait été bonne; il en est de même desmétaux qui s'engendrent au sein de la terre, qui leur sert de ma-trice : une cause quelconque ou une maladie locale peut produireun métal imparfait. Lorsque le soufre pur rencontre du mercurepur, il se fait de l'or au bout d'un temps plus ou moins long, et parl'action permanente de la nature (l).

« Les espèces sont immuables, et ne peuvent, a aucune condi-tion , être transformées les unes dans les autres ; mais le plomb. lecuivre, le fer. l'argent, etc., ne sont pas des espèces; c'est unemême essence, dont les formes diverses vous semblent des espèces. »

Ces arguments paraissaient péremptoires aux beaux temps dunominalisme, du réalisme et du conceptualisme. Ils tenaient alorslieu de ces lois physiques qui ne nous sont aujourd'hui suggéréesque par l'expérience. Aucun alchimiste n'aurait jamais songé à lesréfuter.

C'est dans le même traité de Alehimia (pi on trouve signalél'emploi du minium (oxyde rouge de plomb pour la préparationdu vernis de poterie.

De rebus metallicis et mineralibus libri v 2).

L'auteur attache une grande importance aux propriétés phy-siques des métaux, et particulièrement à leur couleur. « La couleurblanche provient, dit-il, du principe humide, qui est le mercure.Le soufre est le principe de la coloration jaune des métaux. C'estencore la substance du soufre qui leur donne de l'odeur ( luibentodorem propter sulfuream substunüam). »

(1) Quando enim siilpliur mumliim ornirrit argento vùo in terra, inde au-rum generatiir tempore longo vel brio i, per assiduitatem vel decoetionem naturæsibi subservientis.

(2) I.’édilion princeps a étc réimprimée à Rouen : Ferme Fetnmi Maufer,Normannum Rothomagensem, die 20 septembris 147fi. ( Bihl de Sainte-Gene-viève, OE, n° 172.)