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IIISTOIKE DE LA CHIMIE.
« La mort et la \ie proviennent du l'eu (1). i
f-e principe devait paraître tant soit peu païen dans la bouched'un évêque chrétien.
« L’argent peut être très-facilement transformé en or. Pour cela,il n’y a qu’à changer la couleur et le poids.
« Le soufre des philosophes n'est pas le soufre commun, niaisl'esprit du vitriol romain (2). »
Cet esprit, obtenu par la distillation du vitriol, ne pouvait êtrequel huile de vitriol ou l’acide sulfurique.
L’eau-de-vie des philosophes n’était pas non plus l’eau-de-vicordinaire : c’était la matière primitive des métaux.
Le sublimé blanc ( album sublimation) était obtenu en sublimantdans un aludel un mélange de mercure métallique (mercuripuride minera) , de vitriol romain et de sel commun : c’était donc unchlorure de mercure. Cette préparation était déjà connue deGeber ( 3 ).
Que faut-il entendre par esprit métallique et par élixir?
L’auteur répond : « U y a quatre esprits métalliques : le mercure,le soufre, l’orpiment et le sel ammoniac, qui tous peuvent servirateindre les métaux en rouge (or) ou en blanc (argent). C'est avecces quatre esprits que se prépare la teinture appelée eu arabe élixiret en latin Jermenlum, employée à opérer la transsubstantiation desmétaux en argent ou en or. «
L’or des alchimistes n’est pas de l'or véritable : <> Car. dit-il, il 11créjouit pas le coeur de l’homme, il ne guérit pas la lèpre, et il irriteles plaies ; ce que 11e fçit pas l'or ordinaire (4). »
Ainsi donc les alchimistes eux-mèmes 11e croyaient pas à la trans-mutation des métaux imparfaits en or véritable. Leur or était uncomposé qui, comme tant d’autres, rappelait plus ou moins la cou-leur de l’or.
Albert le Grand démontre le premier, par la synthèse, que le ci-nabre (lapis rubeus ) qui se rencontre dans les mines, et dont onretire le vif-argent, est un composé de soufre et de mercure : car il