HISTOIRE DF 1.4 CHIMIE.
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Feu volant.
Prenez une livre de soufre, deux livres de charbon de saule,six livres de salpêtre; réduisez ces matières en une pondre très-finedans un mortier de marbre. Pour produire du bruit, on remplit( à moitié ) de cette poudre un tuyau de papier court et épais ( pé-tard : pour que ce tuyau vole dans l'air, il faut qu'il soit, au con-traire, long, grêle, et parfaitement plein ( fusée! (i . »
11 est facile de remarquer la ressemblance frappante qui existeentre ce passage et un autre de Marcus Ciwcus que j’ai indiqué plushaut (2). C’est très-probablement a cette dernière source qu’avait[misé l'auteur du traité des merveilles du monde.
Quant aux autres ouvrages {Sent Ha senti ta >; —Optis optimumet verissimuin dr secrelis philosophorum ;—Senti la recta• — Tra-mit a ; — ht arborent Aristotrlis irs olchimiœ; — Dr sii/i/tislapidum;—De i/ctierulionc lapidtnn . que .1. li. Nazari (3) etP. Borel mettent sur le compte d'Albert le Craud, ils paraissentêtre, pour la plupart, supposés.
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KOGfcK BACON'.
C’est là un vrai philosophe, dans l'acception primitive de ce mot;car il était eu même temps physicien, chimiste, mathématicien,astronome, médecin. Pendant que les philosophes scolastiquesperdaient leur temps dans les \aines discussions du nominalisme etdu réalisme, Roger Bacon étudiait attentivement dans le grand li-vre de la nature. Ce fut un de ces hommes qui, en devançant leursiècle, sont toujours méconnus, persécutés par leurs contemporains,et souvent même broyés par la roue du temps, dont ils s’efforcentd’accélérer le mouvement.
Roger Bacon naquit en 1214, à llchester, dans la province de
(1) Ignis roi ans : arcipe libran; iinani siilplmris, libres duos carbonmn salins,libres sex salis pelrosi ; qua; tria sublissime terantur in lapide mai moreo. — Tn-nica de papyro debet esse longa, grandis, pulvere illo optime plenaad l'acicndumvero tonitrum brevis, grossa et semiplena.
(2) Voy.p. 287.