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Tome premier.
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HECXIKMF. EPOQUE.

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Sommcrset. Il étudia à Oxford , et lit des progrès rapides dans toutesles sciences qu’on y enseignait alors. De là il se rendit à Paris , dontl'université était la plus célèbre de l’Europe , et surtout très-fréquen-tée par les Anglais . Après y avoir acquis le grade de docteur en théo-logie , il revint en Angleterre, et entra dans les ordres des frèresmineurs, par le conseil du savant Robert, évêque de Lincoln, quil'honora de sa bienveillance et de sa protection. Suhant d'au-tres, ce fut à Paris qu'il entra, vers 1240 , dans l'ordre des Cor-deliers.

In goût prononcé pour les sciences physiques l'engagea à s'ap-pliquer avec ardeur à l'étude des phénomènes de la nature. Péné-tré de la nécessité d'allier les sciences avec les lettres, il apprit leslangues latine, grecque, hébraïque, arabe, alin de pouvoir lire lesanciens dans le texte original. A l'exemple de Platon , il regardaitles mathématiques comme la clef des autres sciences (i '.

Il rechercha avec beaucoup de soin les ouvrages de l’antiquité,et n'épargna rien pour se procurer les livres les plus précieux et lesplus utiles.

Aj i ix é à l’Age où l'homme qui réfléchit s’adresse les questions lesplus graves de la vie, il substitua (chose alors inouïe) l'autoritéd'Aristote à l'autorité de l’expérience. Il s'entoura d'un grandnombre de jeunes gens qu'il se lit un devoir d'instruire, et qui, àleur tour, l’aidèrent dans scs recherches expérimentales. Il ne re-cula devant aucun sacrifice ; de telle façon que, dans l’espace devingt ans, il dépensa plus de 2,000 lr. de notre monnaie, sommeénorme pour ce temps.

Pourvu d’une sagacité extraordinaire, d’un esprit d'observationinconnu au moyen Age, et surtout d'une persévérance à touteépreuve, le Docteur- admirable (c’est ainsi que fut surnomméR. Bacon'devait arriver à des découvertes incroyables dans l’as-tronomie, dans la physique, dans la chimie, dans la médecine, etc.

Ce fut à Paris , dans le couvent des Cordeliers, que R. Bacon selixrait à l’étude de ces sciences. Le premier, il s'aperçut de l'erreurdu calendrier Julien relativement à l'année solaire, et proposaen 1264 , à Clément IV , de la rectifier. Il 11e fut point écouté. Hélas !il avait parlé trois siècles trop tôt !

(1) Prima cri! inter scientias, et præcedeus alias, et dispoiiens nos ad eas.Opnsmaj., paît, iv, p.Cl.

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