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loul ; il faut ensuite les combiner dans une juste proportion (.ve-eundum debitcm jimparliuiie/n) que l'esprit humain ignore (1).
« Il faut donc, avant tout, découvrir une matière dans laquellele mercure soit déjà uni à la quantité nécessaire de soufre.
« 11 faut imiter la nature, qui procède toujours par des voies sim-ples. Les métaux s'engendrent dans les mines. Il s'agit de com-mencer par construire un fourneau qui ressemble à une mine, nonpas par sa grandeur, mais par une disposition particulière qui nepermette pas aux matières volatiles de s'échapper, et qui concentrela chaleur d'une manière continue. Le vaisseau dont l'opérateur seser t doit être de verre, ou d’une substance terreuse ayant la résis-tance du verre ; le col doit être étroit, et son orilice exactementfermé avec un couvercle et du bitume. De même que dans les minesle soufre et le mercure sont préservés du contact immédiat du feu pardes matières terreuses intermédiaires, de môme aussi il fautavojrsoin que le l'eu ne touche pas immédiatement le vaisseau : il con-vient, pour cela, de l'entourer d’une enveloppe solide qui puissedistribuer partout une chaleur égale. ■
1t. Bacon admettait un élixir rouge pour jaunir les métaux, et unautre pour les blanchir ; c’est-à-dire pour les transformer en or ouen argent, selon les idées des alchimistes (2).
Faut-il entendre par ce qu’il appelle /cm le gaz d’éclairage, pro-duit de la distillation d’une matière organique quelconque?
.. Les sophistes m'objecteront sans doute, dit Bacon , qu’il est dela nature du feu de monter au ciel, et qu’il est impossible d’empri-sonner la llamme dans aucun vase. Mais je ne vous demande pasde me croire, à moins que vous n’en ayez vous-mêmes fait l'expé-rience (non credas mihi, nisi experiaris ).
« L’air est l’aliment du feu (aer est cibits if/nis). » C’est là cequ’avaient déjà dit les anciens (3). Mais Bacon fait observer qu'il ya un autre air qui éteint la lumière. « ('.et air tient, ajoute-t-il, dela nature de l’eau, laquelle est contraire au feu. —C’est probable-ment l’acide carbonique ou l’azote dont Bacon a voulu parler.
Bacon ne nie pas la préparation artificielle des métaux. «Il est, dit-
(t) Libellas de alchimia , cui lifvlus : Spen/hnu r.ldiemur; Noriinberg,1014,4. Tlicat. chini., t. v. Mangc't., Bibl. rhini., I. il.
(2) Et rulienin ((iiiclrm élixir e.itiinat in inlinitimi, ac onmia tuetalla trans-mutât in aurum. Album vero élixir dealbat, etr.
(3) Voy. p. 71.