170 PRINCIPES DE BOTANIQUE,composition des plantes, et de ne pas rechercher le mode deleur introduction. On trouve principalement dans les plantesde la chaux, de la silice, qui est plus commune dans les gra-minées , du carbonate et du phosphate de chaux , du carbo-nate de potasse , du carbonate de soude, du nitrate de po-tasse, du fer oxide, etc. M. Théod. Desaussure a prouvé, pardes expériences trfes-multipliées et très-exactes, que les plantesne forment de ioutes pièces aucune des substances indécom-posées qu’on trouve dans leur tissu , mais qu’elles les pom-pent toutes dans le terrein ou dans l’atmosphère ) ces diffé-rentes substances ne paroissent pénétrer dans les plantes quelorsqu’elles sont dissoutes dans l’eau: lorsqu’une plante trempepar ses racines dans de l’eau distillée qui contient une matièresolide en dissolution, elle absorbe toujours une partie de cetteeau qui se trouve moins chargée de matières étrangères quela partie qui reste dans le vase. Lorsque l’eau contient plu-sieurs substances en dissolution , la plante pompe de toutes ,mais dans des proportions différentes j la facilité avec laquelleces diverses substances sont pompées par les végétaux , paroîtdéterminée, non pas tant par le degré de leur importance pourla vie de la plante , que par la simple différence de leur liqui-dité ; de sorte que les plus liquides sont absorbées en plusgrande quantité , et les plus visqueuses le sont beaucoup moins.
article II.
Marche de la sève.
i() 5 . Nous n’avons jusqu’ici considéré que les circonstancespour ainsi dire extérieures de la nutrition des végétaux : il fautmaintenant déterminer , s’il est possible , la roule que la sèvesuit dans l’intérieur du végétal , et la cause qui détermine sonascension.
Après avoir long-temps disputé pour savoir si la sève, aspi-rée par les racines, monte par la moelle ou par l’écorce , on aenfin recouru à des expériences directes ; Magnol, en 1709,et ensuite Duhamel, Bonnet et Delabaisse , ont fait végéterdes plantes dans de l’eau colorée, et en suivant les traces decelte espèce d’injection, ils ont démontré que la sève monteconstamment par le corps ligneux, tantôt par le bois, tantôtpar l’aubier, plus souvent par l’un et l’autre à-la-fois. On a vu