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Tome premier.
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ï 7 6 PRINCIPES DE BOTANIQUE,un peu dhumidité sur la plante. Au reste , linfluence de la lu-mière sur ce phénomène est tellement marquée, que la simpleinterposition dun papier entre le soleil et la plante , diminue latranspiration.

2o5. Si lon compare avec beaucoup dexactitude , comme lafait M. Senebier, la quantité pompée par une branche, aveccelle qui est transpirée, on trouve que, généralement, leautirée est à leau rendue comme 5 : 2. Ce fait fournit une premièreinduction quune partie de leau même se fixe dans le végétal.M. Senebier a encore comparé la nature de leau pompée etde leau expirée : il a fait tremper des branches dans de linfu-sion de cochenille, et il a vu que leau expirée par elle étoitparfaitement transparente ; il a cependant retrouvé quelque pré-sence dacidité dans leau expirée par des plantes qui trempoientdans de leau mêlée dacide muriatique et sulfurique. Enfin , ilsest assuré que leau transpirée par différentes plantes contientJ - l l aa de son poids de matière étrangère j que celle de la vigneen contient ; que cette matière étrangère est dissoluble,

partie à leau , partie à lalkool, et que le résidu est un mélangede chaux et de sulfate de chaux.

2 c 6. Lorsque la transpiration est modérée, chaque goutte-lette deau qui arrive à lorifice dun vaisseau, sévapore, et latranspiration est ce quon appelle insensible; sil arrive une tropgrande quantité de liquide à lorifice du vaisseau, lévaporationne peut avoir lieu subitement, et il se forme une gouttelettedeau. Ce phénomène a lieu notamment dans les feuilles poin-tues et à nervures simples, parce que les sommités de plusieursvaisseaux aboutissent dans un même lieu , et que les gouttelettesdeau, étant réunies, deviennent plus visibles et plus difficiles àévaporer. Ainsi, la sommité des feuilles de graminées est sou-vent munie , au lever du soleil, dune gouttelette deau. Millera vu de même des gouttes deau suinter de la sommité dunefeuille de bananier. On sait que certains arums ont la sommitéde la feuille terminée par un filet, qui est un faisceau de nervures.Ruysch a vu une plante de ce genre, qui, lorsquon larrosoit,émettoitdes gouttes deau de la sommité de son filet. Cest, jepense , à un mécanisme analogue quon doit rapporter le phé-nomène que présente le nepenthes distillatorin , dont le godet(pl. 7, f. 5) se remplit naturellement deau.

2c 7 . Les détails dans lesquels je viens d'entrer, tendent à

prouver