ACTION DES ORGANES. i 79
l’action directe du soleil. Ainsi, les plantes des lieux ombragéscontiennent du carbone, et offrent une teinte verte, quoiqueéclairées par la lumière vague du jour ; de même des plantes ,soumises à la lumière artilicielle de six lampes , ont verdi sansdégager de gaz oxigènc. Nous voyons même certains em-bryons colorés en verd, quoique recouverts par des tuniquesnombreuses et opaques. Il en est de même de plusieurs cryp-togames et même de quelques phanérogames, telles que lesorobanches et le monotropa. Enfin , M. Humboldt a trouvé desvégétaux colorés en verd, qui croissoient dans des mines pro-fondes et obscures, dont l'atmosphère contenoit beaucoup degaz hydrogène. Ces faits tendent à prouver que , quoiqu’il soitvrai que la lumière est le principal agent de la décompositionde l’acide carbonique, elle n’est pas le seul moyen que la Na-ture emploie pour parvenir à ce but.
2t2. Que le carbone arbsorbé par les feuilles se mêle ou secombine avec les sucs absorbés par les racines, c’est ce dontl’ensemble de la végétation ne permet guère de douter, quoi-qu’on n’ait pas encore de preuves directes de cette union.
21 5 . L’atmosphère agit sur les vége'taux , non seulementpar l’acide carbonique qu’il contient, mais encore en tant quecontenant du gaz oxigène, et la plupart des faits que nousallons énumérer sont dus aux recherches de M. Th. de Saus-sure. Lorsqu’on place des plantes dans différens gaz, on ob-serve que celles qui sont sous l’acide carbonique périssent très-promptement ; celles qu’on expose sous les gaz azote et hydro-gène durent plus long-temps, mais périsent ensuite, sans ins-pirer aucune quantité sensible de ces gaz ; leur durée est [duslongue sous le gaz oxigène, mais aucun de ces gaz n’a une in-fluence aussi salutaire que l’air atmosphérique. Lorsoue les-plantes végètent dans ce dernier, la quantité de l’azote qui lecompose n’est nullement altérée; mais les parties vertes desplantes absorbent, pendant la nuit, une certaine quantité degaz oxigène : cette quantité varie selon les p'antes. On re-marque qu’en général les plantes grasses , les plantes des ma-rais en consomment moins que les autres herbes , moins queles arbres, et les arbres toujours verds, moins que les arbres àfeuilles caduques : les extrêmes des plantes observées ont été,d’un côté, Yalisma , le plantain d’eau , qui a absorbé de sonvolume, et le siapeliavariegata ; de l’autre, l’abricotier ?
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