ifto PRINCIPES DE BOTANIQUE,qui a consommé huit fois , et le charme , six fois son volume d»gaz oxigène.
214. Ce gaz oxigène, inspiré par les parties vertes des plantes ,ti’v reste point k l’état élastique ; car ni la chaleur, ni lapompe pneumatique ne le font dégager • il ne s’incorpore pasdans la partie solide de la plante elle-même, puisque l’action de lalumière le dégage facilement. Il paroît donc qu’à l’époque del’inspiration , il s’incorpore avec le carbone surabondant ; qu’ilforme de l’acide carbonique qui se dissout dans l’eau de végé-tation ; que , pendant le jour, cet acide carbonique est exhalé ,et qu’il est décomposé dans l’acte de l’expiration. Alors, laplante s’approprie le carbone et une partie du gaz oxigène; lereste du gaz oxigène . mêlé d’un peu de gaz acide carbonique ,se dégage dans l’atmosphère. Certaines plantes, par exempleles piaules grasses, retiennent pendant quelque temps, dansleur propre tissu , le gaz acide caibonique formé , aux dépens deleur propre substance, par ces inspirations de gaz oxigène.Lorsqu'on place ces plantes sous l’eau distillée au soleil, ellesdégagent du gazoxigèrie, quoique l’eau ne contienne point de gazacide carbonique. Ce fait, qu’on avoit d’abord considéré commeune objection puissante contre la théorie de M. Senebier , estvenu s’y ranger de lui-mêine quand il a été mieux analysé.
2t5. L’action du gaz oxigène est très-différente sur les par-ties des végétaux qui ne sont pas vertes , telles que les racines ,l’écorce, le bois, l’aubier, les pétales : tous ces organes nes’assimilent point ce gaz; mais au contraire, il se forme , auxdépens de leur propre substance , de l’acide carbonique. Celui-ci est tantôt dégagé dans l'atmosphère sous forme de gaz, tan-tôt dissous dans l’eau de végétation , et ensuite charrié dans lesparties vertes qui le décomposent. Ce contact du gaz oxigèneavec les parties des végétaux qui ne sont pas vertes , ou , end’autres termes, cette décarbouisation de certaines parties duvégétal est très-nécessaire à son existence. On peut expliquerpar-là pourquoi les racines horizontales des arbres sont plusvigoureuses que les racines pivotantes ; pourquoi de l’eau stag-nante au pied des arbres nuit à leur végétation; pourquoi lesfleurs vicient davantage l’air que les parties vertes des plantes,etc.
216. Si je veux maintenant me rendre raison de l’eflèt gé-néral qui résulte pour la nutrition des transmutations perpé-tuelles que je viens d’énoncer, je trouve très-probable que le