Band 
Tome premier.
Seite
184
JPEG-Download
 

iS 4 PRINCIPES DE BOTANIQUE,pendant cette route il se combine avec les parties qui ae déve-loppent. Au reste, comme le nom de suc propre a été donuéà des liquides fort hétérogènes quant à leur nature, leur posi-tion et leur cours , et avant quon eût pensé à distinguer les se-crétions davec le fluide nourricier, je noserois aflirmer quetous ces sucs colorés appartiennent à la même classe.

223 . Maintenant nous pouvons essayer de déterminer le rôleque joue dans la nutrition chacune des substances introduitespar la sève dans les végétaux. Observons dabord que la sèvecontient une très-petite quantité de matière étrangère à leau.M. Yauquelin n'en trouve que dans la sève dorme, et cec entièiue lui-même contient près de de carbonate de diaux :il calcule que si cette matière étrangère est seule nutritive, eten négligeant ce que les végétaux tirent de lair, il faudroit,pour quuu charme augmentât de 5 myriagramines , quil passâtdans ses vaisseaux 2,800 myriagrammes de sève. Cette quan-tité paraît immense , et lon est bien tenté de penser que leauelle-même concourt à la nutrition. Ce soupçon se confirme parlobservation de M. Senebier , que la quantité deau exhalée parla transpiration est toujours inférieure à leau pompée. Il seconfirme sur-tout par les expériences de M. Théodore de Saus-sure ; ce physicien a fait végéter des plantes dans de leau dis-tillée en vase clos, et dans de lair dépouillé de gaz acide car-bonique. Après quelque temps , il a vu que ces plantes , ré-duites à un état de siccilé déterminé , avoient augmenté enpoids dune quantité qui dépassé toujours celle de lair absorbé;que conséquemment une partie de leau sincorpore a leur pro-pre substance, de manière que la dessication ne peut lenlever;il a vu que si ou fait croître la plante dans une atmosphère quicontient du gaz acide carbonique , elle augmente dun poidsbeaucoup supérieur à la quantité' dacide carbonique décom-posé, cest-à-dire, que si la plante peut absorber du carbone,elle fixe en même temps dans son tissu une plus grande quan-tité deau ; il est parvenu à prouver celte fixation de leau dausles végétaux par une autre voie : il estime, par plusieurs ex-périences , la quantité de matière soluble qui se trouve dans leterreau le plus fertile, la quotité de cette matière soluble ab-sorbée par un hélianthe dans un temps déterminé; il ajoute kcelte quantité celle de loxigène et du carbone déposé par lat-mosphère sur les feuilles de la plante, et il trouve que toutes