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ACTION DES ORGANES.
que la neige fond presque aussi vile au pied des arbres mortsqu’au pied des arbres vivans. Ces deux derniers faits tendent àéloigner i’hvpo'hèse d’une chaleur propre aux végétaux , etnous amènent à penser au contiaire que les plantes qui résistentaux extrêmes de la température sont simplement douées de ladouble faculté de se mettre lentement en équilibre avec latempérature de l’air , et promptement avec celle du sol.
?.5/j. En général , l’action de la < liaient' et du froid est beau-coup moindre sur les parties solides que sur les parties liquidesdu végétal. Ainsi, les graines mûres qui ne contiennent pointd’eau liquide ont résisté à des degrés excessifs de froid et dechaud , tandis qu’elles gèlent facilement avant leur maturité ouaprès leur germination. Le bois et les couches extérieuresde l’écorce , qui l’un et l’autre contiennent peu d’humidité,résistent bien au froid , tandis que l’aubier et le liber sontfacilement altérés. Cette altération est plus prompte encoredans les feuilles, les jeunes pousses, les (leurs , les fruits char-nus. üi on compare les diverses plantes entre elles, on voit demême que celles qui contiennent plus de parties liquides sontplus facilement altérées par la chaleur et le froid ; d’ou l’on peutconclure ce premier théorème, que toutes choses d’ailleurségales , la faculté de chaque plante et de chaque partie d’uneplante, pour résister aux extrêmes de la température, est enraison inverse de la quantité d’eau qu’elle contient. Par cetteseule loi , nous expliquons pourquoi les gelées du printemps etde l’automne font plus de mal que celles de l’hiver; pourquoiil est utile, comme on le pratique en Suède , d'effeuiller lesarbres délicats à l’approche des gelées; pourquoi les arbresgèlent plus facilement dans les terreins gras et humides quedans les sols secs et stériles ; dans un temps pluvieux que dansun temps sec ; dans les lieux exposés au soleil que dans ceux ex-posés au nord , etc.
255. M. Blagden a prouvé que l’eau bourbeuse gèle beau-coup plus difficilement que l’eau pure , et l’on sait que les li-quides visqueux, tels que les gommes et les résines, se gèlentavec difficulté. M. de Rumford a montré encore que les liquidessont d autant plus mauvais conducteurs de la chaleur, qu’ilssont plus visqueux ; d’ou nous pouvons conclure ce second théo-rème , que la faculté des végétaux pour résister aux extrêmesde la température, est en raison directe de la viscosité de leurs