Band 
Tome premier.
Seite
204
JPEG-Download
 

ao4 PRINCIPES DE BOTANIQUE.

sucs ; ce qui explique pourquoi les arbres supportent en au-tomne des froids qui les auraient tués au printemps ; pourquoiplusieurs arbres résineux résistent à des froids très-intenses, etc.

a56. La physique nous apprend encore que leau gèle plusfacilement quand sa niasse est plus grande; M. Senebicr a vuque leau résiste à y degrés de froid dans les tubes capillaires ,qui sont cependant dun plus grand diamètre que les vaisseauxdes plantes. Nous savons encore que lévaporation est dautantplus facile, que louverture des tubes est plus large; d je con-cluscette troisième loi : la faculté des végétaux pour résister auxextrêmes de la température , est en raison inverse du diamètre deleurs vaisseaux et de leurs cellules ; ce qui fait concevoir , parexemple, pourquoi le tissu cellulaire gèle avant le tissu vasculaire.

On sait encore que leau , lorsquelle est dans un reposparfait, résiste à plusieurs degrés de froid, et quelle sévaporemoins par la chaleur; d nous conclurons que la faculté desvégétaux pour résister aux extrêmes de la température, est enraison inverse du mouvement de leurs liquides ; ce qui nousdonne une seconde cause de la facilité avec laquelle les arbresgèlent lorsquils sont chargés de feuilles.

25S. M. de Rumford a prouvé quà lexception de la chaleurrayonnante , dont les loix sont encore mal connues , les molé-cules de liquide ne se transmettent pas lune à lautre le calori-que dont elles sont échauffées , mais le reçoivent des solides , etle transmettent aux solides; on sait encore que les moléculeschaudes deviennent légères, et tendent à monter, tandis que tles molécules froides deviennent lourdes , et tendent à des-cendre. Si nous appliquons ces données à la végétation , nousvoyons quun arbre a lextrémité inférieure de ses vaisseauxplongée dans le sol, et aspire toujours un liquide plus frais quelair en été, et plus chaud en hiver; ce liquide sélève jusquausommet du végétal sans difficulté , et met tout lintérieur delarbre au niveau de la température du sol. Lorsque, changé ensuc propre , il redescend le long des parties extérieures de lar-bre , il a acquis toutes les qualités qui peuvent le faire résisterau froid;,il est devenu plus visqueux; son mouvement est de-venu plus lent, sa quantité moins considérable. La structuremême de lécorce des dicotylédones concourt à émousser l'ac-tion de la température extérieure. Ainsi les poils et les cellulesexternes de lécorce contiennent de lair captif, qui est lun c.es