ADDITIONS AD CHAPITRE PREMIER.
51
l’année, et celle d'octobre la surpasse d’environ >/□ de-ii 1 ’® (0-
(d'). L’extrait suivant du travail de M. Arago , consignédans l’annuaire du Bureau des longitudes , année i833,sous le titre de Notices scientifiques, servira de résumé à cechapitre.
i° A lorigine des choses, la terre était probablement in-candescente : aujourd'hui elle conseive encore une partie de sachaleur primitive. Dans tous les lieux de la terre , dès qu’onest descendu à une certaine profondeur, le thermomètren’éprouve plus ni variation diurne, ni variation annuelle :il marque constamment le même degré et la même fractionde degré, pendant toute l’année et pendant toutes les an-nées. Ainsi il n’est pas vrai que les phénomènes de tempé-rature des-couches terrestres, puissent être attribués à laseule action des rayons solaires. L’action solaire une foiséliminée, la cause de l’accroissement régulier de chaleurqui s’observe en tout lieu, à mesure qu’on pénètre dansl’intérieur du globe, ne saurait être qu’une chaleur propre,une chaleur d’origine.
2 ° 1 a-t-il quelque moyen de découvrir depuis combien desiècles, la terre se refroidit? Il existe une formule destinéeà calculer la valeur du refroidissement séculaire du globe,dans laquelle figure le nombre des siècles écoulés depuisl’origine du refroidissement, en admettant qu’à cette ori-gine, la même température était devenue commune àtoute la masse. Si donc ce nombre de siècles était connu,on pourrait en déduire la perte de la chaleur séculairequ’éprouve notre globe et inversement. Ainsi, dans le der-
(1) 31. Arago donne à l’Académie des sciences de Paris quelques détails surl’instrument nommé montre-thermomètre, inventé par M. Jules Jurgensen, deCopenhague , laquelle donne la température actuelle et les températuresmaxima et minima qui se sont conservées dans les 24 heures. On doit àM. llrcwstcr un instrument nommé montre-atmosphérique , propre à trouverla véritable température moyenne par une seule observation.