CHAPITRE XII.
Des étoiles filantes.
91. Les étoiles filantes (1) tantôt se présentent sous laforme d’une fusée, tantôt sous la figure d'un petit globerayonnant de lumière, qui tombe avec une certaine vitesse.Quelques physiciens regardent ces météores comme étanten petit ce que les globes de feu sont en grand. Nous rap-porterons d’abord quelques remarques extraites d’unouvrage de M. Grandes, imprimé à Leipsig, en 1820 : ilrésulte des observations faites par ce savant et par M. Ben-zenberg (Hambourg , 1800 et 1802), que ces météores semontrent à des hauteurs d’un jusqu’à 3 o milles (2), qu’ilsont une vitesse de plusieurs milles par seconde, et qu’ils sedirigent dans tous les sens. Le premier de ces physiciens,résume ainsi ses observations : i° bien que ces étoiles semeuvent dans toutes les directions par rapport à la verti-cale, néanmoins celles qui tombent ou s’approchent delà
(1) En Bretagne , quand on voyait le soir une étoile filer, on ne manquaitpas de faire le signe de la croix pour l’ame qui sortait du purgatoire (/list. deFrance de M. Michelet ).
(2) te mille de Prusse ou de Hambourg , vaut 7533 mètres : d’ailleurs lalieue terrestre de France , vaut 4,444 kilomètres ou 4444 mètres : en sorteque le mille en question vaudrait près de 2 lieues françaises. Si 31. Brandesemploie le mille anglais , comme on peut le supposer, n° 92, alors on 11 e doitprendre que 1609 mètres par mille.