CHAPITRE II
Sur les variations périodiques du baromètre. — Sur l'influence du vent surles hauteurs barométriques. — Sur les secousses atmosphériques.
1° SUR LE BAROMÈTRE (i).
i 3 . Les observations tant barométriques que thermomé-triques, au nombre de plus de cent mille, sont le sujetd’un mémoire de M. l’astronome Bouvard, lu à l’Académie royale des sciences de Paris , le 23 avril 182^. Les pre-mières ont été faites sans interruption , dans un espace deonze années, depuis 1817 jusqu’à 1827 : on observait lesvariations jour par jour, dans la hauteur du baromètre, à9 heures du matin, à midi, à 3 heures après-midi, et à9 heures du soir. Le baromètre, dont on s’est servi, estcelui de Fortin, à niveau constant, dont le tube a un dia-
(1) Le baromètre est placé dans une pièce dont la température varie peu ;on a pris les mesures nécessaires pour assurer sa verticalité. Les thermo-mètres doivent être souvent comparés et vérifiés pendant le cours de l’an-née. Ces thermomètres ainsi que l’hygromètre à cheveu de Saussure, sontsuspendus librement vers le nord et à l’ombre , sans communicationavec les fenêtres ni les murs , et à 3 mètres au-dessus du sol. La hauteur laplus commune du baromètre, au niveau des mers, lorsque le temps estcalme, est 0 mm ,760 ou 28 pouces environ : c’est cette hauteur que l’on achoisie pour la hauteur moyenne.