ADDITIONS AU CHAPITRE PREMIER.
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rostres? Il n’y a sur le globe qu’une seule région où,abstraction faite des réfractions astronomiques, les jourset les nuits aient en tout temps la même durée ; c’est l’é-quateur terrestre: partout ailleurs, les jours et les nuitsont, en général, des longueurs inégales. Les 20 et 21 mars,les 22 et 23 septembre sont les seules époques où les jourset les nuits se composent exactement du même nombred’heures, c’est-à-dire qu’il y a alors, dans tous les lieux dela terre, d’un pôle à l’autre, et de l’Orient au Couchant,la même égalité entre la durée de la présence du soleil surl’horizon et la durée de sa disparition. Sous toutes les la-titudes, l’époque des longs jours et des courtes nuits seraune époque de haute température, et celle des longuesnuits, combinées avec les jours de courte durée, sera uneépoque de la saison froide. Enfin, les extrêmes thermomé-triques auront, dans chaque lieu , une liaison intime et né-cessaire avec la différence des jours de plus grande et demoindre durée: toute cause qui réduirait cette différence,rendrait les hivers et les étés moins dissemblables : il n’estpas aussi évident qu’il en résulterait un changement dansles températures moyennes : mais une certaine égalisationdes saisons serait déjà un fait trop remarquable, tropsusceptible de modifier en tout lieu les phénomènes de lavégétation pour qu’il ne soit pas utile d’examiner si, depuisles temps historiques, cette égalisation n’a pas pu être ame-née par quelque changement de forme et de position del’orbite terrestre. On a reconnu que les changemens quis’opèrent dans la position de l’orbite solaire ou terrestre11’ont pas pu modifier les climats terrestres, et qu’il en estde même des variations que cette orbite éprouve dans saforme.