CIIAPITIUS II.
mètre intérieur de 14 millimètres, et dont le vernier donnedirectement des 5 o mes = 0,02 de millimètre. On sait que lebaromètre éprouve dans nos climats comme à l'équateurune variation diurne dont la marche devient sensible ,quand on combine un assez grand nombre d’observations,pour compenser les effets fortuits des causes accidentelles.On trouve ainsi que le baromètre atteint sa plus grandeélévation ou son maximum à g heures du matin ; qu’ildescend ensuite jusqu’à 3 heures de l’après-midi ; qu’à par-tir de cette époque, il remonte et produit un secondmaximum vers g heures du soir, et qu’il redescend denouveau pour présenter le jour suivant les mêmes oscilla-tions. L’excès de la plus grande hauteur, de celle deg heures du matin, sur la plus petite qui répond à 3 heuresde l’après-midi, excès qu’on a nommé période, fait doncconnaître l’étendue de cette marée atmosphérique pour lelieu où les observations ont été faites (1). Pour avoir lavaleur moyenne de ces marées, il faut y employer un grandnombre d’années, afin d’arriver à un résultat qui ne soitque le produit de causes régulières. M. Bouvard a dressédes tableaux résultant des observations des onze années :le second de ces tableaux, qui n’est qu’un résumé du pre-mier, s'étend de 1816 à 1826, et donne en quatre colonnesles hauteurs moyennes annuelles du baromètre, à zéro detempérature , et dans deux autres colonnes les variationsdiurnes moyennes correspondantes ou les périodes. Lamoyenne des variations diurnes de g heures du matin à3 heures du soir, est o mm ,756 ou o m,n ,y6 ( mm. indiquantdes millimètres), et la moyenne des variations diurnes de
(1) Dans une série d'observations barométriques, 31. Dombasle s'est servid'un baromètre dont le tube très incline à l'horizon , donnait des variationssix fois aussi grandes que celles du baromètre vertical. Avec cet appareil, cephysicien a souvent observe «les montées de 3 ou 4 lignes eu quelques mi-nutes au moment ou une pluie d'orage commençait à tomber.