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Traité de météorologie ou physique du globe / par J. G. Garnier ...
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TRAITÉ DB METEOROLOGIE.

des substances qui leur étaient dabord étrangères, et quiy sont amenées dune manière quelconque. Ces substancesétrangères sont des fluides élastiques, ou plutôt des li-quides susceptibles den produire soit par la chaleur quiles vaporise, soit par suite de quelque réaction chimique.Ces substances sont lair ou l'eau, ou toutes les deux en-semble. beaucoup de géologues font jouer un grand rôle àl'air flans les volcans : cest, suivant eux, son oxvgène quientretient la combustion. Mais une observation très simplesuffit pour renverser entièrement cette opinion : en effet,comment lair pourrait-il pénétrer dans les volcans, quandil y existe du dedans au dehors une pression qui peut éle-ver la lave liquide, matière trois fois plus pesante queleau, à plus de 3ooo mètres, comme cela arrive dans beau-coup de volcans? et comme cette pression se soutient pen-dant un grand nombre dannées, durant lesquelles les phé-nomènes volcaniques conservent néanmoins une grandeactivité, lair ne doit y contribuer en rien : il est donc pro-bable que leau en est un agent très important : il reste àexaminer son véritable rôle dans chacune des hypothèsesposées plus haut. Dans la première, la terre est encoreincandescente à une certaine profondeur au-dessous de lasurface, il est impossible de concevoir lexistence de leauà cette profondeur; car la température delà terre ayant étéplus élevée autrefois et sa fluidité plus grande , leau aurait nécessairement se dégager de son intérieur et séleverau-dessus de sa surface. Cette difficulté et d autres encorerendent inadmissible lhypothèse que la chaleur des volcanssoit due à létat dincandescence de la terre à une certaineprofondeur au-dessous de sa surface. M. Gay-Lussac adopteensuite une explication purement chimique et qui diffèrede celle de M. Davy ( 2 0 ), surtout en ce que, suivant le pre-mier de ces physiciens, lair ny est pour rien, et quil ad-met que les métaux, les terres, les alcalis et le fer lui-même, sont déjà, en grande partie, au moins, à létat de