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TRAITÉ DE MÉTÉOROLOGIE.
très difficile de les assujettir à des lois certaines. Si uneagitation modérée de l'atmosphère est pour nous unesource de bienfaits, les mouvemens tumultueux qui s’ydéveloppent parfois sont aussi pour nous des fléaux bienredoutables.
Considérons quelques cas particuliers et supposons avecFrancklin que l’air soit en repos dans une chambre et queles fenêtres y soient fermées : s’il n’y a pas de feu dans lacheminée, il ne se formera pas de courant; mais aussitôtque l’air de la cheminée, raréfié parle feu, et devenu plusléger que l’air ambiant, s’élèvera, l’air voisin du foyer viendraremplir sa place et se précipiter vers le foyer : ce mouvementse communique de proche en proche et en sens contrairede sa direction , jusqu’aux couches qui sont contiguës à laporte que nous supposons en face de la cheminée : ainsi levent se fait sentir dans le lieu vers lequel il souffle, et icivers la cheminée, avant de se faire sentir dans le lieu du-quel il souffle, c’est-à-dire, dans le voisinage de la porte.Autrement, en supposant, dit Francklin , qu’un long canalrempli d’eau, soit fermé à son autre extrémité par unevanne, l’eau y restera en repos; mais qu’on ouvre la vanne,l’eau en contact avec elle se déplacera la première; latranche contiguë se déplacera après et ainsi de suite jusqu’àl autre extrémité du tuyau où le mouvement se fera sentiren dernier lieu : l’eau marche donc du fond vers l’ouver-ture, tandis que les ébranlemens successifs des diversestranches liquides se propagent en sens contraire, c’est-à-dire , en remontant de la vanne vers le fond. Ainsi la causedu vent, existant par exemple, au midi, le vent souffle dece point, en se propageant vers le nord.
Le vent se propage par impulsion quand le souffle et lamarche progressive ont lieu dans le même sens, c’est ce quiarrive au vent qui sort d’un soufflet; et, au contraire , il sepropage par aspiration , quand le souffle a lieu dans unsens et la marche progressive dans le sens contraire.