CHAPITRE V.
205
qu'inférieurement l’air des régions tempérées se porte versl’écjuateur, pour rétablir l’équilibre. Ainsi, dans chaquehémisphère, il existe deux courans, l’un supérieur et dirigéde l’équateur vers les pôles, l’autre inférieur qui se meuten sens contraire. Mais l'atmosphère participant au mouve-ment de rotation du globe, le courant inférieur qui arriveà l’équateur a nécessairement moins de rapidité que lepoint de la terre où il arrive : le globe se mouvant d’occi-dent en orient, un observateur placé à la surface, et, parexemple, sur l'équateur, frappant dans cette direction lecourant d’air affluant, éprouve un effet tout semblable àcelui qui aurait lieu, si la terre étant immobile, l’air qu’ilrencontre était réellement transporté d’orient en occidentavec la différence des vitesses. Au reste, on peut partir dece qui a été dit (n°4i)- Voyez encore sur ces vents alizés, cequi sera dit (chap. XV11I). Les vents périodiques, sont desvents de terre et de mer ; la seconde espèce de vent souffledurant le jour seulement, et avec d'autant plus de régularitéque le temps est plus serein; il s’élève à peu près vers g heuresdu matin, il augmente jusque vers midi, puis faiblit gra-duellement jusque vers cinq ou six heures du soir, époqueà laquelle il cesse tout-à-fait pour reparaître le lendemain.Le vent de terre souffle pendant la nuit, ne se fait sentir enpleine mer que jusqu’à une distance de quelques millesseulement et présente des modifications que nous nousdispenserons de détailler, ainsi que les causes qui déter-minent les courans et qui ne diffèrent pas de celles qui pré-sident aux vents généraux.
Dans nos climats, M. Bouvard, déjà cité, a déduit d’unelongue série d’observations, que le vent souffle
63 jours .... du sud.
7° • •34 . .
67
du sud-ouest,de l’ouest,du nord-ouest.