CHAPITHE VI.
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Francklin qui avait été publiée , avait aussi imaginé desubstituer le cerf-volant aux barres élevées, et, déplus,il avait enroulé un fil de métal autour de la corde danstoute sa longueur : cette expérience faite en 1753, futrépétée par le même en 1707, et cette fois il obtint desétincelles de neuf ou dix pieds de long et d’un pouce degrosseur, qui faisaient autant et plus de bruit que des coupsde pistolet. Cependant, pour convaincre plusieurs physi-ciens de 1 identité des fluides de la foudre et de nos ma-chines, il fallut encore la mort de Richmann, professeurà St-Pétersbourg : ce physicien ayant fait élever sur letoit de sa maison , une barre de fer, enchâssée en bas dansun tuyau de verre, mauvais conducteur de l’électricite,et soutenue par une masse isolante de poix, il attacha àla barre un fil d’archal qu’il conduisit dans sa chambre :il avait encore disposé un appareil pour apprécier la tensionélectrique de son fil : aux approches d’un orage, il jugeabien qu’il fallait prendre quelques précautions et se tenirà distance. Malheureusement il fit, par mégarde, un mou-vement qui le rapprocha de l’appareil, et reçut un coupterrible accompagné d'un grand éclat qui le renversa raidemort. Dokolow, graveur de l’Académie , vit l’étincelle sortirdu conducteur et frapper l’infortuné Richmann au front :elle était, dit-il, grosse comme le poing. On observe quelorsqu’un fil métallique est attaché à un cerf-volant ,on peut souvent obtenir des étincelles d'un quart de poucede longueur, sans que le temps annonce aucun orage.Enfin on a renoncé aux dangereuses expériences que nousvenons de décrire et qui ont conduit à la certitude de1 identité en question , et on ne cherche plus à soutirerla foudre que pour en préserver les édifices et les habi-tations.
48 . Le Monnier de l’Académie des Sciences de Paris ,obtint des étincelles non plus seulement pendant l’orage ,mais encore sous un ciel parfaitement pur et serein (n° 47) :