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trahi; DK MÉTÉOROLOGIE.
mûtes que les étoiles fixes. L’auteur d'un voyage à Pékin ,fait mention de neuf phénomènes de cette espèce, tous ob-serves avant l’ère chrétienne, et d ailleurs on trouve dansles auteurs chinois, un grand nombre d'observations sem-blables. Les peuples les plus ignorans font usage du fermétéorique sans le connaître : ainsi, dans le voyage du ca-pitaine Ross, on lit que les Esquimaux qu’il rencontra versle soixante-quinzième degré de latitude ,se servaient de cou-teaux dont la lame était formée de fer météorique , commecela a été constaté par l’analyse qu’en ont faite plusieurschimistes qui y ont trouvé du nickel, métal qui ne se ren-contre dans aucun minerai de fer, trouvé dans l'intérieurde la terre. L’histoire fait mention de pluies de pierres, qui,dès 1 antiquité la plus reculée, avaient frappé d’étonne-ment ceux qui.en avaient été témoins : Tite-Live , Pline etd autres écrivains en citent des exemples positifs : l’arméede César, lois de la guerre d’Afrique , observa dans unenuit, une chute d’aëroüthes, à la lumière électrique deslances. (Chap. \). On n en a jamais douté dans le moyen âge,et Cardan, particulièrement, parle d’un phénomène sem-blable qui eut lieu en 1010 : sur douze cents pierres tom-bées, il y en avait, d'après son dire , une du poids de centvingt livres et une autre du poids de soixante livres. Cen’est que dans ce dernier siècle que la difficulté d’expliquerla chute des pierres de l’atmosphère, a enfin conduit lesphysiciens à nier ce phénomène sur lequel ils auraientdù se tenir dans une sage réserve, en attendant et en cher-chant des renseignemens nombreux et précis. Cependant lesobservations se multipliaient et les hommes qui avaient vuces pierres, qui avaient failli être écrasés par leur chute , nepouvaient se résoudre à croire, sur l’assurance des savans ,qu'ils n’avaient rien vu, rien entendu, rien palpé : les faitsd’ailleurs se répétèrent si souvent dans la dernière moitiédu XVIII siècle, qu'il est inconcevable qu’on y ait pas faitplus d’attention : ce qui aurait dû surtout convaincre nos