CHAPITRE XI.
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lapide comme un éclair, qui accompagne ce genre de mé-téores. Il faut donc qu elle soit à un autre étal que celuide lluide élastique , et par conséquent qu’elle soit tout-à-fait étrangère à l’atmosphère : cette matière pouvant êtrevolatile ainsi que sa combinaison avec l’oxygène, elle se dis-siperait eu fumée dans le lieu même cle sa combustion ; ets’il en était ainsi, il faudrait désespérer d’en recueillirjamais à la surface de la terre et de parvenir par conséquentà la connaissance de sa nature (n° 86). Nous avons donc crudevoir placer sous ce titre les phénomènes ou météores sui-vans qui paraissent s’y rapporter plus ou moins directement.
1676. Manatri vit un globe lumineux qui traversa la mer Adriatique et celle d'Italie : cette masse de lumière fit en-tendre du bruit dans tous les lieux où elle passa, et surtoutà Livourne et en Corse.
1686. Kirchvit à Leipsick un météore dont le diamètreétait égal au demi-diamètre de la lune; sa lumière était sivive qu’il était très facile de lire.
1717. On observa au Quesnoi, en France , département du Nord , un météore dans un nuage au-dessus de la placepublique; il alla se briser contre la tour de l’église, en fai-sant une explosion comparable à celle d’un coup de canon ;puis il se répandit sur la plaine comme une pluie de feu :linstant d’après, le même phénomène se reproduisit aumême lieu.
1719. Balbus vit un globe de feu dont le diamètre pa-raissait égal à celui de la pleine lune; sa couleur ressemblaità celle du camphre ardent : il jetait au milieu de la nuitune lumière aussi vive que celle du soleil, lorsqu'il vaparaître sur l'horizon : on y remarquait, dit-il, des gouffresqui vomissaient de la fumée, et l’on voyait de petitesilammes qui s en élançaient : la longueur de sa queue éga-lait sept fois son diamètre : il creva en faisant un trèsgrand bruit.