CHAPITRE XVI.
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tent clans les aiguilles aimantées , et qui les révèle clans leslieux mêmes où elles ne sont pas visibles, tout concourt àfaire croire que ce sont des courans électriques qui s'élan-cent de la surface du globe vers les hautes régions de l'at-mosphère, et qui vont se perdre dans l’espace. On a beau-coup différé sur la hauteur à laquelle s’élève ce météore :le lieutenant d’Hood, lecapitaineFranklin et M. Richardsons’accordent à lui donner une hauteur absolue de 7 à 8 milles(le mille vaut 1609 mètres), tandis que WM. Crosthwaite,Bergmann et surtout Dalton lui donnent une hauteur beau-coup plus grande. Le docteur llsscher, déjà cité, s’exprimeainsi, ( Mem. de l'Acad. d’Irlande , tom. II) : ayant trouvéle 25 mai 1788, que les étoiles oscillaient beaucoup dansma lunette, j'examinai l’état du ciel et j'aperçus des rayonsd’une lumière blanche et vacillante, qui s’élevaient de tousles points de l’horizon vers le pôle austral de l’aiguilled’inclinaison, où ils formaient une coupole légère et blan-châtre semblable à celle que présentent la nuit les brillantesauréoles boréales. Ainsi, contre l'opinion de M. deMairan,il se manifeste des aurores boréales en plein jour. M. Ramm,inspecteur des forêts en Suède , écrivait en mars i 835 ,à M. Hansteen, qu’il avait entendu en 17G7, le bruit desaurores boréales à diverses reprises, dans une durée dequelques heures et que ce bruit consistait dans un bruisse-ment rapide qui accompagnait le mouvement des rayonslumineux au-dessus de sa tête. Un antre physicien dit avoirsouvent entendu cette espèce de bruissement semblable àcelui d un vent violent. On rapporte même qu’il serait assezfort pour effrayer les chiens qui chassent les renards bleussur les bords de la mer glaciale : cependant à des latitudesplus basses, cette circonstance ne paraît pas avoir été con-statée d une manière bien authentique.
M. Daria adresse des observations sur l’aurore boréaletelle qu il la vue à Meaux , près Paris , le 18 février 1837.M. Arago communique aussi quelques détails sur le
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