CHAPITRE XVI.
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lest de Leith en Ecosse , exactement en opposition avec lesoleil, un grand nombre des rayons lumineux partant d'unpoint situe en apparence un peu au-dessus de l'horizon ets’étendant tout autour de manière à occuper une bonnemoitié du ciel : ces rayons étaient très déliés, mais parfai-tement distincts: quelque temps après leur apparition, ilsdisparurent, lorsque le nuage qui voilait le soleil et quidonnait lieu au phénomène, eut un peu changé de place :mais lorsqu il fut arrivé près du zénith, un autre phéno-mène du même genre apparut, c'était un large rayon coni-que, partant horizontalement de l’intervalle compris entredeux proéminences de nuages, et s’étendant au loin. Cephénomène est de la nature de ceux dont JM. Brewster at-tribue la cause à une convergence des rayons solaires.
Le 3 août de la même année, entre 5 et 6 heures dusoir, un nuage séparé d'une masse de nuages amoncelés( cumulostrati ), marchant vers le sud-est, parut tomber enmorceaux et se dissoudre à sa surface inférieure: lorsqu’ileut beaucoup diminué, il s’éleva graduellement jusquedans les plus hautes régions de l’atmosphère, offrant l'i-mage très agréable d'une rose qui s'épanouit, laquelle s'é-tala et disparut vers le crépuscule: 1 ascension du nuagedura environ 5 minutes. Dans la même soirée, un autrenuage, plus éloigné, présenta des phénomènes semblableset dans le même ordre.
M. le baron de Ilumboldt s’est occupé des phénomènesde lumière atmosphérique, qu'on a vus en divers pointsde la surface du globe: il a maintenant des nouvelles d’A-sie et d’Amérique . Le soir du 12 août i83o, le spectacled’une atmosphère lumineuse, a frappé les habitans dulac Baïkal, en Sibérie : ils sont tous restés sur pied, duranttoute la nuit: c’est à minuit que la lumière parvint à sonmaximum d’intensité; elle se prolongea jusqu’au retour del’aurore; cette lumière n’était pas colorée, comme elle leparut à Berlin. Aux Etats-Unis d’Amérique , du i5 au