CHAPITRE XVIII.
461
tisse. La même incertitude affecte les observations faitesdans les galeries des mines. Ce n’est pas qu’il soit absolu-ment impossible de déterminer en chaque lieu la part descirconstances accidentelles; mais il faut pour cela avoir desinstrumens d’une assez grande perfection : il faut pouvoirs'éloigner de la station qu’on a choisie, dans toutes les direc-tions et jusqu’à d’assez grandes distances; il faut enfin répé-ter les expériences beaucoup plus qu’un voyageur n’a ordi-nairement les moyens de le faire. Quoi qu’il en puisse être,les observations de cette espèce sont dignes d'intérêt.Leur ensemble conduira peut-être un jour à quelque ré-sultat général. Quant à la déclinaison , son immense utilitéest trop bien sentie des navigateurs, pour qu’à cet égardtoute recommandation ne soit pas superflue.
OBSERVATIONS d’iNTENSITÉ.
124. Les observations d’intensité ne datent que desvoyages de d’Entrecasteaux et de 31 . de Humboldt , et ce-pendant elles ont déjà jeté de vives lumières sur la questionsi compliquée, mais en même temps si intéressante du ma-gnétisme terrestre. Ce genre d’observations mérite, au plushaut degré, de fixer l'attention des officiers de la Bonite:car aujourd'hui, à chaque pas, le théoricien est arrêté parle manque de mesures exactes. Les voyages aérostatiquesde MM. Biot et Gay-Lussac, exécutés sous les auspices del’Académie , étaient, en grande partie, destinés à l'examen decette question capitale: la force magnétique qui, à la sur-face de la terre, dirige l’aiguille aimantée vers le nord,a-t-elle exactement la même intensité à quelque hauteurque l'on s’élève? Les observations de ces deux physiciens,celles de M. de Ilumboldt, faites dans les pays de mon-tagnes , les observations encore plus anciennes de Saus-