CHAPITRE XVIII.
407
vers la surface, et s’échapperait par les obturateurs, oubriserait les parois de l’appareil par explosion. A l’effetd'éluder tous ces inconvéniens, M. Biot a imaginé un ap-pareil dont nous ne rapporterons pas ici la description,et qui a été remis au commandant de la Bonite : il serviraà résoudre les diverses questions de physique terrestre,lesquelles, outre leur intérêt purement scientifique, ontencore de l’importance par les connaissances que leur so-lution doit fournir sur la permanence ou la variabilité denotre atmosphère, et sur les conditions d’existence desêtres animés qui vivent dans la profondeur des mers.
TEMPERATURE DE LA MER A DE GRANDES PROFONDEURS.
127. On ne peut espérer que la Bonite arrête sa marchedans la vue de se livrer à une expérience de physique :toutefois, comme des heures et même des journées entièresd’un calme plat, doivent entrer dans les prévisions du na-vigateur, surtout lorsqu’il est destiné à traverser fréquem-ment la ligne, nous croyons que la nouvelle expéditionagira sagement, si elle se munit d’un thermométographeet d’appareils de sondage qui pourront lui permettre defaire descendre ces instrumens en toute sûreté, jusqu’auxplus grandes profondeurs de l’Océan. Il n’est guère dou-teux aujourd hui que les eaux froides inférieures des ré-gions équinoxiales n’y soient emmenées par des couranssous-marins venant des zones polaires : mais la solution ,même complète, de ce point de théorie, serait loin defaire perdre tout intérêt aux observations que nous re-commandons ici. Qui ne voit, par exemple, que la profon-deur où l’on trouvera le maximum de froid, nous dironsplus, tel ou tel autre degré de température, doit dépendre,