3 8 EXPOSITION
de 565i &, plus grande seulement de oi,0001602 , que l’annéedéterminée par les observations ; ensorte qu’il faudrait un grandnombre de siècles, pour déplacer sensiblement l’origine de l’annéecivile. Le mode d’intercalation du calendrier grégorien est un peumoins exact; mais il donne plus de facilité pour réduire en jours,les années et les siècles, ce qui est l’un des principaux objets ducalendrier. Il consiste à intercaler une bissextile, tous les quatreans, en supprimant la bissextile de la fin de chaque siècle, pour larétablir à la fin du quatrième. La longueur de l’année que celasuppose, est de 365i^, ou de 565i,242500, plus grande que lavéritable, de o’,000256. Mais si, en suivant l’analogie de ce moded’intercalation, on supprime encore une bissextile, tous les quatremille ans, ce qui les réduit à 96g dans cet intervalle; la longueurde l’année sera de 365i, ; ou de 365i,242250, ce qui approche
tellement de la longueur 365,242 264 déterminée par les observa-tions, que l’on peut négliger la diiïérence, vu la petite incertitudeque les observations elles-mêmes laissent sur la vraie longueur del’année qui d’ailleurs, n’est pas rigoureusement constante.
La division de l’année en douze mois, est fort ancienne et presqueuniverselle. Quelques peuples ont supposé les mois égaux et detrente jours, et ils ont complété l’année, par l’addition d’un nombresuffisant de jours complémentaires. D’autres peuples ont embrassél’année entière dans les douze mois, en les rendant inégaux. Lesystème des mois de trente jours conduit naturellement à leurdivision en trois décades. Cette période donne la facilité de retrouverà chaque instant, le quantième du mois. Mais à la fin de l’année,,les jours complémentaires troublent l’ordre de choses, attaché auxdivers joui’s de la décade, ce qui nécessite alors des mesures admi-nistratives embarrassantes. On obvie à cet inconvénient, par l’usaged’une petite période indépendante des mois et des années : telle estla semaine qui depuis la plus haute antiquité dans laquelle se perdson origine, circule sans interruption à travers les siècles, en semêlant aux calendriers successifs des differens peuples. Il est très-remarquable qu’elle se trouve identiquement la même sur toute laterre , soit relativement à la dénomination de ses jours, régléesur le plus ancien syst&ne d’astronomie, soit par rapport à leur