4o. EXPOSITION
que le mouvement clés satellites de Jupiter , est presque circulaireet uniforme, puisque cette hypothèse satisfait d’une manière appro-chée, aux éclipses dans lesquelles nous voyons cette planète, àla même position relativement au soleil; on peut donc déterminerà tous les instans, la position des satellites vus du centre de Jupiter .
Delà résulte une méthode simple et assez exacte, pour comparerentre elles, les distances de Jupiter et du soleil, à la terre, mé-thode qui manquait aux anciens astronomes; car la parallaxe deJupiter étant insensible à la précision même des observations mo-dernes, et lorsqu’il est le plus près de nous; ils ne jugeaient de sadistance, que par la durée de sa révolution, en estimant plus éloi-gnées, les planètes dont la révolution est plus longue.
Supposons que l’on ait observé la durée entière d’une éclipsedu troisième satellite. Au milieu de l’éclipse, le satellite vu ducentre de Jupiter , était à très-peu près, en opposition avec lesoleil; sa position sidérale, telle qu’on l’eût observée de ce centre,et qu’il est facile de conclure des mouvemens de Jupiter et dusatellite, était donc alors la même que celle du centre de Jupiter vu de celui du soleil. L’observation directe, ou le mouvement connudu soleil, donne la position de la terre vue du centre de cet astre;ainsi en concevant un triangle formé par les droites qui joignentles centres du soleil, de la terre et de Jupiter , on aura l’angle ausoleil; l’observation directe donnera l’angle à la terre; on aura doncà l’instant du milieu de l’éclipse, les distances rectilignes de Jupiter ,à la terre et au soleil, en parties de la distance du soleil à la terre.On trouve par ce moyen, que Jupiter est au moins, cinq fois plusloin de nous que le soleil, quand son diamètre apparent est de11 5",4. Le diamètre de la terre ne paraîtrait que sous un angle dei°",4, à la même distance; le volume de Jupiter est donc au moins,mille fois plus grand que celui de la terre.
Le diamètre apparent de ses satellites, étant insensible; on nepeut pas mesurer exactement leur grosseur. On a essayé de l’appré-cier par le temps qu’ils emploient à pénétrer dans l’ombre de laplanète; mais les observations offrent à cet égard, de grandes va-riétés que produisent les différences dans la force des lunettes,dans la vue des observateurs , dans l’état de l’atmosphère , la