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DU SYSTÈME DU MONDE.
observations. Il paraît donc que la terre est sensiblement différented’un ellipsoïde. Cette différence est indiquée par les mesures mêmesdes diverses parties du grand arc du méridien qui traverse la France ;car on a vu que l’accroissement de ses degrés est de 23 m ,167, ce
qui répond à l’ellipticité ~ beaucoup plus grande que l’ellipticitéprécédente Il y a même lieu de penser que les deux hémisphères
terrestres ne sont pas semblables de chaque côté de l’équateur. Ledegré mesuré par La Caille au cap de Bonne - Espérance à 37°,01de hauteur du pôle austral, a été trouvé de iooo5o m -,5; il surpassecelui que l’on a mesuré en Pensylvanie , à 43°,56 de hauteur du pôleboréal, et dont la longueur n’est que deg9789 m -,i ; il surpasse mêmele degré de France à 5o* de hauteur du pôle. Cependant, le degrédu Cap devrait être plus petit que ces degrés, si la terre était unsolide régulier de révolution, formé de deux hémisphères semblables;tout porte donc à croire que cela n’est pas. Mais les erreurs assezgrandes que de nouvelles mesures ont trop souvent fait recon-naître dans ce genre d’observations, doivent rendre très-circonspectdans les conséquences que l’on en tire, et déterminer à prendreles précautions nécessaires pour éviter à l’avenir de semblableserreurs. Voyons maintenant quelle est dans l’hypothèse d’une figurequelconque, la nature des méridiens terrestres.
Le plan du méridien céleste que déterminent les observationsastronomiques, passe par l’axe du monde et par le zénith de l’ob-servateur; puisque ce plan coupe en parties égales, les arcs desparallèles à l’équateur, décrits par les étoiles sur l’horizon. Tousles lieux de la terre, qui ont leur zénith sur la circonférence dece méridien, forment le méridien terrestre correspondant. Vul’immense distance des étoiles, les verticales élevées de chacun deces lieux, peuvent être censées parallèles au plan du méridiencéleste ; on peut donc définir le méridien terrestre, une courbeformée par la jonction des pieds de toutes les verticales parallèlesau plan du méridien céleste. Cette courbe est toute entière dans ceplan, lorsque la terre est un solide de révolution : dans tout autrecas, elle s’en écarte ; et généralement, clic est une de ces lignesque les géomètres ont nommées courbes à double courbure.
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