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Exposition du système du monde / par M. le comte Laplace
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G 8 EXPOSITION

du pôle, est plus petit que le rayon mené du même centre à lautreextrémité ; d il suit que les rayons terrestres vont en croissant,des pôles à léquateur, si comme toutes les observations lindiquent,les degrés du méridien augmentent de léquateur aux pôles.

La différence des rayons des degrés du méridien au pôle et àléquateur, est égale à la différence des rayons terrestres correspon-dans, plus à lexcès du double de la développée, sur la somme desdeux tangentes extrêmes, excès qui est évidemment positif; ainsiles degrés des méridiens croissent de léquateur aux pôles, dansun plus grand rapport que celui de la diminution des rayons ter-restres. Il est clair que ces démonstrations ont encore lieu dans lecas les deux hémisphères boréal et austral ne seraient pas égaux,et semblables, et il est facile de les étendre au cas la terre neserait pas un solide de révolution.

On a élevé des principaux lieux de la France , sur la méridiennede lObservatoire de Paris , des courbes tracées de la même ma-nière que cette ligne, avec cette différence, que le premier côtétoujours tangent à la surface de la terre, au lieu dêtre parallèleau plan du méridien céleste de lObservatoire de Paris , lui est per-pendiculaire. Cest par la longueur de ces courbes, et par lesdistances de lObservatoire, aux points elles rencontrent laméridienne, que les positions de ces lieux ont été déterminées. Cetravail le plus utile que lon ait fait en géographie, est un modèleque les nations éclairées sempressent dimiter, et qui sera bientôtétendu à lEurope entière.

On ne peut pas fixer par des opérations géodésiques, les positionsrespectives des lieux séparés par de vastes mers, et il faut alorsrecourir aux observations célestes. La connaissance de ces posi tionsest un des plus grands avantages que lastronomie nous ait procurés.Pour y parvenir, on a suivi la méthode dont on avait fait usagepour former le catalogue des étoiles, en concevant sur la surfaceterrestre, des cercles correspondans à ceux que lon avait imaginésdans le ciel. Ainsi laxe de léquateur céleste traverse la surfacede la terre dans deux points diamétralement opposés qui ont chacun,à leur zénith, un des pôles du monde, et que lon peut considérercomme les pôles de la terre. Lintersection du plan de léquateur