7 4 EXPOSITION
sommet du pic deTénériffe. Ou pourrait prendre avec les Hollandais,son méridien pour origine des longitudes terrestres, en déterminantpar un très-grand nombre d’observations astronomiques, sa positionrelativement aux principaux observatoires. Mais soit que l’on con-vienne ou non, d’un méridien commun ; il sera utile aux sièclesà venir, de connaître leur position avec exactitude, par rapportau sommet de quelques montagnes toujours reconnaissables parleur hauteur et leur solidité, telles que le Mont-Blanc qui dominela charpente immense et inaltérable de la chaîne des Alpes .
Un phénomène très-remarquable dont nous devons la connais-sance aux voyages astronomiques, est la variation de la pesanteurà la surface de la terre. Cette force singulière anime dans le mêmelieu, tous les corps proportionnellement à leurs masses, et tendà leur imprimer dans le même temps, des vitesses égales. II estimpossible au moyen d’une balance, de reconnaître ses variations;puisqu’elles affectent également le corps que l’on pèse, et le poidsauquel on le compare; mais on peut les déterminer en comparantce poids, à une force constante telle que le ressort de l’air à lamême température. Ainsi en transportant dans divers lieux, unmanomètre rempli d’un volume d’air dont la tension élève unecolonne de mercure dans un tube intérieur; il est visible que lepoids de cette colonne devant toujours faire équilibre au ressortde cet air; sa hauteur, lorsque la température sera la même, seraréciproque à la force de la pesanteur dont elle indiquera con-séquemment les variations. Les observations du pendule offrentencore un moyen très-précis pour les déterminer ; car il est clairque ses oscillations doivent être plus lentes dans les lieux où lapesanteur est moindre. Cet instrument dont l’application aux hor-loges a été l’une des principales causes des progrès de l’astronomiemoderne et de la géographie, consiste dans un corps suspenduà l’extrémité d’un fil ou d’une verge mobile autour d’un point fixeplacé à l’autre extrémité. On écarte un peu l’instrument, de sasituation verticale : en l’abandonnant ensuite à l’action de la pesan-teur, il fait de petites oscillations qui sont à très-peu près demême durée, malgré la différence des arcs décrits. Cette duréedépend de la grandeur et de la figure du corps suspendu, de la