7 6 EXPOSITION
Les longueurs observées à Dunkerque et à Bordeaux , donnentpar l’interpolation, o m -,7416274 pour la longueur du pendule àsecondes, sur les côtes de France , au niveau de la mer, à cin-quante degrés de hauteur du pôle. Cette longueur et celle du degrédu méridien, dont le milieu répond au même point, serviront àretrouver nos mesures, si par la suite des temps, elles viennentà s’altérer.
L’accroissement du pendule offre plus de régularité, que celuides degrés du méridien : il s’écarte moins du rapport des carrésdes sinus de la hauteur du pôle; soit que sa mesure plus facile quecelle des degrés soit moins sujette à erreur, soit que les causesperturbatrices de la régularité de la terre produisent moins d’effetsur la pesanteur. En comparant entre elles, toutes les observationsfaites jusqu’à présent sur cet objet, dans divers lieux de la terre,on trouve que si l’on prend pour unité, la longueur du pendule àl’équateur, son accroissement de l’équateur aux pôles est égal auproduit de o,oo55i5 par le carré du sinus de la latitude.
On a remarqué encore, au moyen du pendule, une petite dimi-nution dans la pesanteur , au sommet des hautes monlagnesvBouguer a fait sur cet objet, un grand nombre d’expériences auPérou . Il a trouvé que la pesanteur à l’équateur et au niveau dela mer, étant exprimée par l’unité; elle est 0,999249 à Quito élevéde 285 y m - au-dessus de ce niveau, et 0,9988x6 sur le Pichincha ,à 4744 ,H - de hauteur. Cette diminution de la pesanteur, à deshauteurs toujours très-petites relativement au rayon terrestre ,.donne lieu de penser que cette force diminue considérablement,,à de grandes distances du centre de la terre.
Les observations du pendule, en fournissant une longueur inva-riable et facile à retrouver dans tous les temps, ont fait naîtrel’idée de l’employer coramç mesure universelle. On ne peut voirle nombre prodigieux de mesures en usage, non-seulement chezles différons peuples, mais dans la même nation; leurs divisionsbizarres et incommodes pour les calculs; la difficulté de les connaîtreet de les comparer; enfin l’embarras et les fraudes qui en résultentdans le commerce ; sans regarder comme l’un des plus grandsservices que les gouvernemeus puissent rendre à la société,