c/î EXPOSITION
les couleurs composantes, tandis que les rayons de l’orangé homo-gène, l'estent inaltérables.
Les rayons de lumière se réfléchissent à la rencontre d’un miroir,en formant avec la perpendiculaire à sa surface, des angles deréflexion, égaux aux angles d’incidence.
Les réfractions et les réflexions que les rayons du soleil subissentdans les gouttes de ploie, donnent naissance à l’arc-en-ciel dontl’explication fondée sur un calcul rigoui'eux qui satisfait exactementà tous les détails de ce curieux phénomène, est un des plus beauxrésultats de la physique.
La plupart des corps décomposent la lumière qu’ils reçoivent;ils en absorbent une partie, et réfléchissent l’autre sous toutes lesdirections : ils paraissent rouges, bleus, verts, etc., suivant lescouleurs des rayons qu’ils renvoient. Ainsi la lumière blanche dusoleil, en se répandant sur toute la nature, se décompose et réfléchità nos yeux une infinie variété de couleurs.
Après cette courte digression sur la lumière, je reviens auxréfractions astronomiques. Des expériences très-précises ont apprisque la réfraction de l’air est indépendante de sa température, etproportionnelle à sa densité. Elles ont fait connaître qu’en passantdu vide dans l’air à la température de la glace fondante, et sousune pression mesurée par une hauteur barométrique de soixante-seize centimètres, un rayon lumineux se réfracte de manière quele sinus de réfraction est au sinus d’incidence, comme l’unité est à1 ,oooag4552i. Il suffit donc pour déterminer la route de la lumièreà travers l’atmosphère , de connaître la loi de la densité de sescouches ; mais cette loi qui dépend de leur chaleur, est très-com-pliquée , et varie à chaque instant du jour. L’atmosphère étantsupposée partout à zéro de température, on a vu que la densitédes couches diminue en progression géométrique ; et l’on trouvepar l’analyse, que la hauteur du baromètre étant de o m -, 76 , laréfraction est alors de 7591 " à l’horizon. Elle ne serait que de 565o",si la densité des couches diminuait en progression arithmétique etdevenait nulle à la surface. La réfraction horizontale que l’on observed’environ 65oo", est moyenne entre ces limites. Ainsi la loi dediminution de densité des couches atmosphériques, tient à peu près