DU SYSTÈME DU MONDE. 97
le milieu entre ces progressions. En adoptant une hypothèse quiparticipe des deux, on parvient à représenter à-la-fois toutes lesobservations du baromètre et du thermomètre à mesure que Tons’élève dans l’atmosphère, et les réfractions astronomiques; sansrecourir, comme quelques physiciens l’ont fait, à un fluide parti-culier qui, mêlé à l’air atmosphérique, réfracte la lumière.
Lorsque la hauteur apparente des astres sur l’horizon, excèdeonze degrés; leur réfraction ne dépend sensiblement que de l’étatdu baromètre et du thermomètre dans le lieu de l’observateur, etelle est à fort peu près proportionnelle à la tangente de la distanceapparente de l’astre au zénith, diminuée de trois fois un quart laréfraction correspondante à cette distance, à la température de laglace fondante, et à la hauteur de o m -, 7 6 du baromètre. Il résultedes données précédentes , qu’à cette température, et quand lahauteur du baromètre est de soixante-seize centimètres, le coefficientqui, multiplié par cette tangente, donne la réfraction astronomique,est de 187’',24; et, ce qui est fort remarquable, la comparaison d’ungrand nombre d’observations astronomiques, conduit à la mêmevaleur que l’on doit ainsi regarder comme très-exacte; mais ellevarie comme la densité de l’air. Chaque degré du thermomètreaugmente de o,oo3 7 5 le volume de ce fluide, pris pour unité à zérode température ; il faut donc diviser le coefficient 187",24, parl’unité plus le produit de o,oo5 7 5 par le nombre des degrés duthermomètre. De plus, la densité de l’air est, toutes choses égalesd’ailleurs, proportionnelle à la hauteur du baromètre ; il faut doncmultiplier ce coefficient par le rapport de cette hauteur, à o m -, 7 6,la colonne de mercure étant réduite à zéro de température. On auraau moyen de ces données, une table de réfractions très-précise,depuis onze degrés de hauteur apparente jusqu’au zénith, intervalledans lequel se font presque toutes les observations astronomiques.Cette table sera indépendante de toute hypothèse sur la diminutionde densité des couches atmosphériques, et elle pourra servir ausommet des plus hautes montagnes, comme au niveau des mers.Mais la pesanteur variant avec la hauteur et la latitude; il est clairqu’à la même température, des hauteurs égales du baromètre,n’indiquant point une égale densité dans l’air, cette densité doit être
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