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Exposition du système du monde / par M. le comte Laplace
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DU SYSTÈME DU MONDE.

autour du soleil; mais il est nécessaire de connaître pour chacuned’elles , sept quantités que l’on nomme élémens du mouvementelliptu[ue. Cinq de ces élémens relatifs au mouvement dans l’ellipse,sont 1". la durée de la révolution sidérale; 2 0 . le demi-grand axe del’orbite, ou la moyenne distance de la planète au soleil; 5°. l’excen-tricité, d’où résulte la plus grande équation du centre; 4°. la longitudemoyenne de la planète à une époque donnée ; 5°. la longitude dupérihélie à la même époque. Les deux autres élémens se rapportentà la position de l’orbite et sont, i\ la longitude à une époquedonnée, des nœuds de l’orbite, ou de ses points d’intersection avecun plan que l’on suppose ordinairement être celui de l’écliptique ;2 0 . l’inclinaison de l’orbite sur ce plan. Il y a donc quarante-neufélémens à déterminer, pour les sept planètes connues avant lesiècle actuel. Le tableau suivant présente tous ces élémens pourle premier instant de ce siècle, e’est-à-dire pour le premier janvier1801, à minuit, temps moyen à Paris .

L’examen de ce tableau nous montre que les durées des révolu-tions des planètes croissent avec leurs moyennes distances au soleil.Kepler chercha pendant long-temps, un rapport entre ces durées etces distances : après un grand nombre de tentatives continuéespendant dix-sept ans, il reconnut enfin, que les carrés des tempsdes révolutions des planètes, sont entre eux comme les cubes desgrands axes de leurs orbites.

Telles sont les lois du mouvement des planètes, lois fondamentalesqui donnant une face nouvelle à l’astronomie, ont conduit à ladécouverte de la pesanteur universelle.

Les ellipses planétaires ne sont point inaltérables : leurs grandsaxes paraissent être toujours les mêmes; mais leurs excentricités,leurs inclinaisons sur un plan fixe, les positions de leurs nœuds etde leurs périhélies, sont assujéties à des variations qui jusqu’àprésent, semblent croître proportionnellement aux temps. Cesvariations ne devenant bien sensibles que par la suite des siècles,.elles ont été nommées inégalités séculaires. Il n’y a aucun doutesur leur existence; mais les observations modernes n’étant pasassez éloignées entre elles, et les observations anciennes n’étantpas suffisamment exactes pour les fixer avec précision; il reste

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