DU SYSTEME DU MONDE. 129
retours sont réglés suivant les mêmes lois que les mouyemensplanétaires.
Observons ici comment le vrai système de la nature, en sedéveloppant, se confirme de plus en plus. La simplicité des phéno-mènes célestes dans la supposition du mouvement de la terre,comparée à leur extrême complication dans celle de son immobilité,rend la première de ces suppositions fort vraisemblable. Les loisdu mouvement elliptique, communes alors aux planètes et à laterre, augmentent beaucoup cette vraisemblance qui devient plusgrande encore, par la considération du mouvement des comètes,assujéti aux mêmes lois.
Ces astres ne se meuvent pas tous dans le même sens, commeles planètes. Les uns ont un mouvement réel direct ; d’autres ont unmouvement rétrograde. Les inclinaisons de leurs orbes ne sont pointrenfermées dans une zone étroite,comme celles des orbes planétaires :elles offrent toutes les variétés d’inclinaison, depuis l’orbe couchésur le plan de l’écliptique, jusqu’à l’orbe perpendiculaire à ce plan.
On reconnaît une comète, quand elle reparaît, par l’identité desélémens de son orbite, avec ceux de l’orbite d’une comète déjàobservée. Si la distance périhélie, la position du périhélie et desnœuds , et l’inclinaison de l’orbite sont à fort peu près les mêmes;il est alors très-probable que la comète qui paraît, est celle que l’onavait observée précédemment, et qui, après s’être éloignée à unedistance où elle était invisible, revient dans la partie de son orbite,voisine du soleil. Les durées des révolutions des comètes étant fortlongues, et ces astres n’ayant été observés avec un peu de soin,que depuis deux siècles : on ne connaît encore avec certitude, quele temps de la révolution d’une seule comète, celle de 1759, quel’on avait déjà observée en 1682, 1607 et i 53 j. Cette comèteemploie environ soixante-seize ans à revenir à son périhélie ; ainsien prenant pour unité, la moyenne distance du soleil à la terre, legrand axe de son orbite, est à peu près 35,9 j et comme sa distancepérihélie n’est que o,58, elle s’éloigne du soleil, au moins trente-cinq fois plus que la terre, en parcourant une ellipse fort excen-trique. Son retour au périhélie a été de treize mois plus long dejl 55 i à 1607, quede 1607 à 1682 : il a été de dix-huit mois plus court
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