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Exposition du système du monde / par M. le comte Laplace
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208 exposition

et que son inclinaison à l’écliptique était de i*, 7565, à la mêmeépoque.

Nous faisons ici abstraction des comètes qui, cependant, doiventinfluer sur la position de ce plan invariable ; puisqu’elles font partiedu système solaire. Il serait facile d’y avoir égard par la règleprécédente, si leurs masses et les élémeus de leurs orbes étaientconnus. Mais dans l’ignorance ou nous sommes sur ces objets,nous supposons les masses des comètes, assez petites pour queleur action sur le système planétaire soit insensible ; et cela paraîtfort vraisemblable, puisque la théorie de l’attraction mutuelle desplanètes, suffit pour représenter toutes les inégalités observéesdans leurs mouvemens. Au reste, si faction des comètes est sensibleà la longue, elle doit principalement altérer la position du planque noixs supposons invariable ; et sous ce nouveau point de vue,la considération de ce plan sera encore utile, si l’on parvientà reconnaître ses variations ; ce qui présentera de grandes dif-ficultés.

La théoiie des inégalités séculaires et périodiques du mouvementdes planètes, fondée sur la théorie de la pesanteur universelle, aété confirmée par son accord avec toutes les observations ancienneset modernes. C’est surtoxxt dans la théorie de Jupiter et de Saturne ,que ces inégalités sont sensibles : elles s’y présentent sous unefonne si compliquée, et la durée de leurs périodes est si considé-rable; qu’il eût fallu plusieixrs siècles, pour en déterminer les lois parles seules observations que sur ce point, la théoi’ie a devancées.

Apx'ès avoir reconnu Finvariabilité des moyens mouvemens plané-taires; je soupçonnai que les altéi'ations observées dans ceux deJupiter et de Saturne , venaieixt de faction des comètes. Lalande avaitremarqué dans le mouvement de Saturne , des irrégularités qui îxepai’aissaient pas dépendis de l’action de Jupiter : il trouvait sesretours à l’équinoxe du printemps, plus prompts dans le derniersiècle, que ses retours à l’équinoxe d’automne; quoique les positionsde Jupiter et de Saturne , soit entre eux, soit à l’égard de leurspérihélies, fussent à peu près les mêmes. Lambert avait encoreobservé que le moyen mouvement de Saturne , qui par la com-paraison des observations modernes aux anciennes; paraissait se