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DU SYSTÈME DU MOYDE.
ment séculaire actuel du périgée, employé par les Astronomes, etqu’ils avaient conclu par la comparaison des observations modernesaux anciennes. En effet, n’ayant point eu égard à son équationséculaire, ils ont du trouver ce mouvement trop rapide ; de mêmequ’ils assignaient un moyen mouvement trop petit à la lune, lors-qu’ils ne tenaient point compte de son équation séculaire. C’est ceque Bouvard et Burg ont confirmé en déterminant le mouvementséculaire actuel du périgée lunaire , au moyen d’un très-grandnombre d’observations modernes. Bouvard a de plus retrouvé lemême mouvement, par les observations les plus anciennes et parcelles des Arabes , en ayant égard à son équation séculaire dontil a ainsi prouvé d’une manière incontestable, l’existence et lagrandeur.
Les moyens mouvemens et les époques des Tables de l’AImagestcet des Arabes , indiquent évidemment ces trois équations séculairesdes mouvemens de la lune. Les Tables de Ptolémée sont le résultatd’immenses calculs faits par cet Astronome et par Hipparque . Letravail d’Hipparque ne nous est point parvenu : nous savons seu-lement par le témoignage de Ptolémée , qu’il avait mis le plusgrand soin à choisir les éclipses les plus avantageuses à la déter-mination des élémens qu’il cherchait à connaître. Ptolémée , aprèsdeux siècles et demi d’observations nouvelles, ne changea quetrès-peu ces élémens 5 il est donc certain que ceux qu’il a employésdans ses Tables, ont été déterminés par un très-grand nombred’éclipses dont il n’a rapporté que celles qui lui paraissaient leplus conformes aux résultats moyens qu’Hipparque et lui avaientobtenus. Les éclipses ne font bien connaître que le moyen mouve-ment synodique de la lune, et ses distances à ses noeuds et à sonpérigée ; on ne peut donc compter que sur ces élémens, dans lesTables de l’Almageste ; or en remontant à la première époque deces Tables, au moyen des mouvemens déterminés par les seulesobservations modernes, on ne retrouve point les moyennes dis-tances de la lune, à ses noeuds, à son périgée et au soleil, queces Tables donnent à cette époque. Les quantités qu’il faut ajouterà ces distances, sont à fort peu près celles, qui résultent des équa-tions séculaires - les élémens de ces Tables confirment donc à-la-