a64 EXPOSITION
Il résulte de cet accord, que dans le calcul des variations de lapesanteur et des parallaxes, on peut supposer aux méridiensterrestres, une figure elliptique dont l’aplatissement est l’excès de
la fraction 7^, sur l’accroissement total de la pesanteur, del’équateur aux pôles.
Le rayon mené du centre de gravité du sphéroïde terrestre, àsa surface sur le parallèle dont le carré du sinus de latitude est |,détermine la sphère de même masse que la terre, et d’une densitéégale à sa densité moyenne; ce rayon est de 656g8og mètres, etla gravité sur ce parallèle, est la même qu’à la surface de cettesphère.
Mais quel est le rapport de la moyenne densité de la terre, àcelle d’une substance connue de sa surface ? L’effet de l’attractiondes montagnes sur les oscillations du pendule, et sur la directiondu fil à-plomb, peut nous conduire à la solution de ce problèmeintéressant. A la vérité, les plus hautes montagnes sont toujoursfort petites par rapport à la terre; mais nous pouvons approcherfort près, du centre de leur action, et cela joint à la précisiondes observations modernes, doit rendre leurs effets sensibles. Lesmontagnes très-élevées du Pérou , semblaient propres à cet objet:Bouguer ne négligea point une observation aussi importante, dansson voyage entrepris pour la mesure des degrés du méridien àl’équateur. Mais ces grands corps étant volcaniques et creux dansleur intérieur, l’effet de leur attraction s’est trouvé beaucoupmoindre que celui auquel on devait s’attendre à raison de leurgrosseur. Cependant, il a été sensible; la diminution de la pesan-teur , au sommet du Pichincha , aurait été 0,00149, sans l’attrac,tion de la montagne, et elle n’a été observée que de 0,00118 :l’effet de la déviation du fil à-plomb, par l’action d’une autremontagne, a surpassé 20". Maskeline a mesuré depuis, avec unsoin extrême, un effet semblable produit par l’action d’une momtagne d’Ecosse : il en résulte que la moyenne densité de la terreest environ double de celle de la montagne , et quatre ou cinqfois plus grande que celle de l’eau commune. Cette curieuse obser,yation mérite d’être répétée sur différentes montagnes dont la