3 7 8 EXPOSITION
diminution en s’éloignant du maximum , comme les observationsl’indiquent.
Puisque la marée lunaire l’emporte sur la marée solaire; lamarée composée doit se régler principalement sur la marée lunaire,et dans un temps donné, il doit y avoir autant de marées, que depassages de la lune au méridien supérieur ou inférieur; ce qui estconforme à ce que l’on observe. Mais l’instant de la marée com-posée doit osciller autour de l’instant de la marée lunaire, suivantune loi dépendante des phases de la lune, et du rapport de sonaction à celle du soleil. Le premier de ces instans précède le second,depuis la plus grande jusqu’à la plus petite marée : il le suit depuisla plus petite jusqu’à la plus grande marée; ensorte que l’heuremoyenne de la marée composée, étant la même que celle de lamarée lunaire, le retard moyen des marées d’un jour à l’autre,est de 35o5".
Suivant la théorie, comme par les observations, le retard desmarées varie ainsi que leur hauteur, avec les phases de la lune.Le plus petit retard coïncide avec la plus grande hauteur : le plusgrand l’etard coïncide avec la plus petite hauteur, et par un accordremarquable, la théorie donne pour ces retards d’un jour à l’autre,2705 " et 52o 7 ", les mêmes qui résultent des observations. Cet accordprouve à-la-fois la vérité de cette théorie, et l’exactitude du rapportsupposé entre les actions de la lune et du soleil. En changeant unpeu ce rapport, il serait fort éloigné de satisfaire aux observationsdes hauteurs et des intervalles des marées, qui le donnent parconséquent, avec beaucoup de précision.
On doit faire ici une remarque importante, de laquelle dépendl’explication de plusieurs phénomènes des marées. Si le sphéroïdeque recouvre la mer, était un solide de révolution; les maréespartielles auraient lieu à l’instant du passage de leurs astres respectifsau méridien; ainsi, quand la sysigie arriverait à midi, les deuxmarées lunaire et solaire coïncideraient avec cet instant qui seraitcelui de la plus grande marée composée. Cette plus grande maréeaurait encore heu, le jour même de la sysigie; si les deux maréespartielles suivaient à très-peu près du'même intervalle, les passagesau méridien, des astres qui les produisent. Mais le mouvement