a8a EXPOSITION
d’observations, pour avoir par cette méthode, une valeur exactede la masse de la lune, qui d’après l’ensemble des phénomènes
qu’elle produit, parait n’être que de la masse de la terre.
Jusqu’ici, nous avons supposé le soleil et la lune mus d’unemanière uniforme, dans le plan de l’équateur : faisons présentementvarier leurs mouvemens et leurs distances au centre de la terre.En développant les expressions de leur action sur la mer, on peuten représenter chaque terme, par l’action d’un astre mu circulai-rement et uniformément autour de la terre; il est donc facile parles principes que nous venons d’exposer, de déterminer le fluxet reflux de la mer, correspondant aux diverses inégalités du soleilet de la lune. Eu soumettant ainsi à l’analyse, les phénomènesdes marées ; on trouve que les marées produites par le soleil etla lune, augmentent en raison inverse du cube de leurs distances ;les marées doivent donc, toutes choses égales d’ailleurs, croîtredans le périgée de la lune, et diminuer dans son apogée. Cephénomène est très-sensible à Brest : la comparaison des observationsm’a fait voir qu’à cent secondes de variation dans le demi-diamètrede la lune, répond un demi-mètre de variation dans la maréetotale, quand la lune est dans l’équateur; et ce résultat de l’obser-vation est tellement conforme à celui de la théorie, que l’on auraitpu déterminer par ce moyen, la loi de l’action de la lune surla mer, relative à sa distance.
Les variations de la distance du soleil à la terre, sont sensiblessur les hauteurs des marées, mais beaucoup moins que celles dela distance de la lune; parce que son action pour élever les eauxde la mer, est trois fois plus petite, et que sa distance à la terrevarie dans un moindre rapport. Ce résultat de la théorie est con-forme aux observations.
L’action de la lune étant plus grande, et son mouvement étantplus rapide, lorsqu’elle est plus près de la terre; la marée composéedans les sysigies périgées, doit se rapprocher de la marée lunairequi doit se rapprocher elle-même, du passage de la lune auméridien; car on vient de voir que la marée partielle se rapproched’autant plus de l’astre qui la cause, que son mouvement est plus