a84 EXPOSITION
astres mus uniformément clans le plan de l’équateur ; mais il fautdonner à ces astres, des mouyemens très-différens dans leursorbites. Les uns s’y meuvent avec lenteur; ils produisent un fluxet un reflux dont la période est d’un demi-jour : d’autres ont unmouvement de révolution à peu près égal à la moitié du mouvementde rotation de la terre, et ils produisent un flux et un reflux dontla période est d’environ un jour : d’autres enfin ont un mouvementde révolution à peu près égal au mouvement de rotation de laterre; ils produisent un flux et un reflux dont les périodes sontd’un mois et d’une année. Examinons ces trois espèces de marées.
La première renferme non-seulement les oscillations que nousvenons de considérer, et qui dépendent des mouvemens du soleilet de la lune, et des variations de leurs distances à la terre; maisd’autres encore dépendantes de leurs déclinaisons. En soumettantcelles-ci à l’analyse ; on trouve que les marées totales des sysigiesdes équinoxes, sont plus grandes que celles des sysigies dessolstices, dans le rapport du rayon, au carré du cosinus de ladéclinaison du soleil ou de la lune vers les solstices : on trouvede plus, que les marées totales des quadratures des solsticessurpassent celles des quadratures des équinoxes, dans un plusgrand rapport que celui du rayon, au carré du cosinus de ladéclinaison de la lune, vers les quadratures des équinoxes. Cesrésultats de la théorie sont confirmés par toutes les observationsqui ne laissent aucun doute sur l’affaiblissement de l’action desastres, à mesure qu’ils s’éloignent de l’équateur.
Les déclinaisons du soleil et de la lune sont sensibles même surles lois de la diminution et de l’accroissement des marées, enpartant du maximum et du minimum. Leur diminution est suivantles observations, comme par la théorie, d’environ un tiers, plusrapide dans les sysigies des équinoxes, que dans les sysigies dessolstices; leur accroissement est suivant les observations et parla théorie, environ deux fois plus rapide dans les quadratures deséquinoxes, que dans les quadratures des solstices.
La position des nœuds de l’orbite lunaire , est pareillementsensible sur les hauteurs des marées, par son influence sur lesdéclinaisons de la lune,