5oo EXPOSITION
son obliquité sur l’équateur, une variation très-différente de cequ’elle serait en vertu de ce déplacement seul : l’étendue entièrede cette variation serait par ce déplacement, d’environ douzedegrés; et l’action du soleil et de la lune la réduit à peu près àtrois degrés.
La variation du mouvement des équinoxes, produite par lesmêmes causes, change la durée de l’année tropique dans lesdiüérens siècles. Cette durée diminue, quand ce mouvement aug-mente, ce qui a lieu présentement; et l’année actuelle est pluscourte d’environ i5", qu’au temps d’Hipparque . Mais cette variationdans la longueur de l’année, a des limites qui sont encore restreintespar l’action du soleil et de la lune sur le sphéroïde terrestre.L’étendue de ces limites serait d’environ 5oo", par le déplacementseul de l’écliptique; et elle est réduite à 120 ", par cette action.
Enfin, le jour lui-même, tel que nous l’avons défini dans lepremier livre, est assujéli par le déplacement de l’écliptique,combiné avec l’action du soleil et de la lune, à de très-petitesvariations indiquées par la théorie, mais qui seront toujours insen-sibles aux observateurs. Suivant cette théorie, la rotation de laterre est uniforme, et la durée moyenne du jour peut être supposéeconstante; résultat très-important pour l’astronomie, puisque celtedurée sert de mesure au temps, et aux révolutions des corpscélestes. Si elle venait à changer, on le reconnaîtrait par les duréesde ces révolutions qui augmenteraient ou diminueraient propor-tionnellement; mais l’action des corps célestes n’y cause aucunealtération sensible.
- Cependant, on pourrait croire que les vents alisés qui soufflentconstamment d’orient en occident entre les tropiques, diminuentla vitesse de rotation de la terre, par leur action sur les continenset les montagnes. Il est impossible de soumettre cette action àl’analyse : heureusement, on peut démontrer que son influence surla rotation de la terre est nulle, au moyen du principe de laconservation des aires, que nous avons exposé dans le troisièmelivre. Suivant ce principe, la somme de toutes les molécules dela terre, des mers et de l’atmosphère, multipliées respectivementpar les aires que décrivent autour du centre de gravité de la terre,