5 ao exposition
un ami sincère de la vérité, qu’il était inexplicable dans scshypothèses ; ce qui montre combien il est essentiel de les séparerde la loi de réfraction, qu’il en avait déduite. Ce phénomène indiqueavec évidence, que la lumière, en traversant les cristaux à doubleréfraction, reçoit deux modifications diverses en vertu desquellesune partie est rompue ordinairement , et l’autre partie est rompueextraordinairement. Mais ces modifications ne sont point absolues :elles sont relatives à la position du rayon par rapport à l’axe ducristal; puisqu’un rayon rompu ordinairement est rompu extraor-dinairement par un autre cristal, si les sections principales desfaces opposées des deux cristaux sont perpendiculaires entre elles.
Il serait bien intéressant de rapporter la loi d’Huyghcns à desforces attractives et répulsives de molécule à molécule, ainsi queNewton l’a fait à l’égard de la réfraction ordinaire ; car c’est àce terme que le Géomètre s’arrête , sans chercher à remonter auxcauses de ces forces. Mais pour résoudre ce problème, il faudraitconnaître la forme des molécules des milieux cristallisés, celle desmolécules de la lumière , et les modifications qu’elle reçoit enpénétrant dans ces milieux. L’ignorance où nous sommes de toutesces données, ne permet que d’appliquer à la réfraction et à laréflexion extraordinaires, les résultats généraux de l’action de cesforces. Cette application m’a conduit à une théorie nouvelle de cegenre de phénomènes, théorie dont l’accord avec l’expérience, nelaisse aucun heu de douter qu’ils sont dus à des forces attractiveset répulsives de molécule à molécule.
L’un des principes les plus généraux de l’action de ces forces,est celui des forces vives, d’après lequel l’accroissement du carréde la vitesse d’une molécule de lumière qui a pénétré sensiblementdans un milieu diaphane, est constamment le même pour unedirection déterminée, quelle que soit d’ailleurs la manière dont elleest entrée dans ce milieu. Cet accroissement exprime, commeon l’a vu, l’action du milieu sur la lumière, et son expressiondoit être beaucoup plus simple que celle de la loi de réfractionextraordinaire, qui la renferme, et qui dépend encore de la positionde la face par laquelle le rayon lumineux a pénétré dans le cristal.Ainsi le problème de la réfraction se partage en deux autres : le