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terrestre, au point où la lune le traverse clans ses éclipses ; ce quile conduisit à la valeur de cette parallaxe, trouvée par Aristurque.
Hipparque fit un grand nombre d’observations des planètes ; maistrop ami de la vérité, pour former sur leurs mouvemens, des hypo-thèses incertaines, il laissa le soin à ses successeurs, d’en établir lesthéories.
Une nouvelle étoile qui parut de son temps, lui fit entreprendreun catalogue de ces astres, pour mettre la postérité en état de recon-naître les changemens que le spectacle du ciel pourrait éprouver : ilsentait d’ailleurs l’importance de ce catalogue, pour les observa-tions dé la luné et des planètes. La méthode dont il sc servit, estcelle qu’Aristide et Timocharis avaient déjà employée, et la mêmeque nous avons exposée dans le treizième chapitre du premierlivre. Le fruit de cette longue et pénible entreprise, fut l’impor-tante découverte de la précession des équinoxes. En comparant sesobservations à celles de ces Astronomes, Hipparque reconnut queles étoiles avaient changé de position par rapport à l’équateur, etqu’elles avaient conservé la même latitude au-dessus de l’écliptique.11 soupçonna d’abord que cela n’avait lieu que pour les étoilessituées dans le zodiaque ; mais ayant observé qu’elles conservaienttoutes, la même position respective, il en conclut que ce phéno-mène était général. Pour l’expliquer, il supposa dans la sphèrecéleste, autour des pôles de l’écliptique, un mouvement direct,d’où résultait un mouvement rétrograde en longitude, dans leséquinoxes comparés aux étoiles, mouvement qui lui parut êtrepar siècle, de la trois-cent-soixantième partie du zodiaque. Maisil présenta sa découverte, avec la réserve que devait lui inspirerle peu d’exactitude des observations d’Aristide et de Timocharis.
La géographie est redevable à Hipparque , de la méthode de fixerla position des lieux sur la terre, par leur latitude et par leurlongitude pour laquelle il employa le premier, les éclipses de lune.Les nombreux calculs qu’exigèrent toutes ces recherches, lui firent
toujours accompagnée, laisse tout le mérite de sa découverte, à celui qui l’établitsolidement par l’observation et par le calcul, les seules bases des connaissanceshumaines.