DU SYSTÈME DU MONDE. 379
inventer ou du moins perfectionner la Trigonométrie sphérique.Malheureusement, les ouvrages qu’il composa sur tous ces objets,ont disparu : nous ne connaissons bien ses travaux, que par l’Alma-geste de Ptolémée qui nous a transmis les principaux élémens desthéories de ce grand Astronome, et quelques-unes de ses obser-vations. Leur comparaison avec les observations modernes, en afait reconnaître l’exactitude ; et l’utilité dont elles sont encore àl’Astronomie , fait regretter les autres, et particulièrement cellesqu’il fit sur les planètes dont il ne reste que très-peu d’observationsanciennes.
L’intervalle de près de trois siècles, qui sépare Hipparque dePtolémée, nous offre Géminus et Cléomède , dont les Traités d’Astro-nomie sont parvenus jusqu’à nous, et quelques observateurs telsqu’Agrippa, Ménélaus etThéon de Smyrne . Nous remarquons encoredans cet intervalle , la réforme du calendrier romain, pour laquelleJules-César fit venir d’Alexandrie , l’astronome Sosygène. La con-naissance précise du flux et du reflux de la mer, paraît appartenirà cette époque : Possidonius reconnut les lois de ce phénomènequi par ses rapports évidens avec les mouvemens du soleil et dela lune, appartiennent à l’Astronomie. , et dont Pline le naturalistea donné une description remarquable par son exactitude.
Ptolémée né à Ptolémaïde en Égypte, , fleurit à Alexandrie , versl’an i 3 o de notre ère. Hipparque avait donné par ses nombreuxtravaux, une face nouvelle à l’Astronomie ; mais il avait laissé àses successeurs, le soin de rectifier ses théories par de nouvellesobservations, et d’établir celles qui manquaient encore. Ptolémée suivit les vues d’Hipparque , et dans son grand ouvrage intituléAlmageste , il essaya de donner un système complet d’Astronomie .
Sa découverte la plus importante est celle de l’évection de lalune. Avant Hipparque , on n’avait considéré les mouvemens decet astre, que relativement aux éclipses dans lesquelles il suffisaitd’avoir égard à son équation du centre, surtout en supposant aveccet Astronome, l’équation du centre du soleil, plus grande que lavéritable ; ce qui remplaçait en partie, l’équation annuelle de la lune.Il paraît qu’Hipparque avait reconnu que cela ne représentait plusle mouvement de la lune dans ses quadratures, et que les observa-