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toujours perpendiculaire à l’écliptique. Cassini reconnut par sespropres observations, qu’il lui était un peu incliné d’un angle cons-tant; et pour satisfaire à la condition déjà observée par Ilevelius,suivant laquelle toutes les inégalités de la libration se rétablissentà chaque révolution des noeuds de l’orbe lunaire ; il fit coïnciderconstamment avec eux, les noeuds de l’équateur lunaire. Tel a étéle progrès des idées, sur un des points les plus curieux du systèmedu monde.
Le grand nombre des Académiciens astronomes d’un rare mérite,et les bornes de ce précis historique, ne me permettent pas- derendre compte de leurs travaux; je me contenterai d’observer quel’application du télescope au quart de cercle , l’invention du micro-mètre et de l’héliomètre, la propagation successive de la lumière,la grandeur de la terre, et la diminution de la pesanteur à l’équa-teur, sont autant de découvertes sorties du sein de l’Académie desSciences.
L’Astronomie n’est pas moins redevable à la Société Royale de Londres , dont l’origine est de quelques années, antérieure à cellede l’Académie des Sciences. Parmi les Astronomes qu’elle a pro-duits, je citerai, Flamsteed , l’un des plus grands observateurs quiaient paru ; Halley, illustre par des voyages entrepris pour l’avan-cement des sciences, par son beau travail sur les comètes, qui luifit découvrir le retour de la comète de 1769, et par l’idée ingénieused’employer les passages de Vénus sur le soleil, à la déterminationde sa parallaxe. Je citerai enfinBradley, le modèle des observateurs,et célèbre à jamais par deux des plus belles découvertes que l’onait faites en Astronomie , l’aberration des fixes, et la nutation del’axe de la terre.
Quand l’application du pendule aux horloges, et du télescope auquart de cercle, eut rendu sensible aux observateurs, les pluspetits ehangemens dans la position des corps célestes, ils cherchèrentà déterminer la parallaxe annuelle des étoiles; car il était naturelde penser qu’une aussi grande étendue que le diamètre de l’orbeterrestre, est encore sensible à la distance de ces astres. En lesobservant avec soin dans toutes les saisons de l’année ; ils aperçurentde légères variations, quelquefois favorables, mais le plus souvent