413 exposition
en Allemagne : tous deux observateurs infatigables et laborieuxcalculateurs, ont perfectionné les théories et les Tables.astrono-miques, et ils ont formé sur leurs propres observations, des cata-logues d’étoiles, qui comparés à celui de Bradley, fixent avec uneexactitude extrême, l’état du ciel au milieu du dernier siècle.
Les mesures des degrés des méridiens terrestres et du pendule,multipliées dans les diverses parties du globe, opération dont laFrance a donné l’exemple, en mesurant l’arc total du méridien quila traverse, et en envoyant des Académiciens au nord et à l’équa-teur, pour y observer la grandeur de ces degrés et l’intensité dela pesanteur ; l’arc du méridien compris entre Dunkerque et For-mentera, déterminé par des observations très-précises et servantde base au système de mesures, le plus naturel et le plus simple jles voyages entrepris pour observer les deux passages de Vénus surle soleil, en 1761 et 1769, et la connaissance très-approchée desdimensions du système solaire, fruit de ces voyages 5 l’inventiondes lunettes achromatiques, des montres marines, de l’octant etdu cercle répétiteur inventé par Mayer et perfectionné par Borda ;la formation par Mayer, de Tables lunaires assez exactes pourservir à la détermination des longitudes à la mer; la découverte dela planète Uranus , faite par Herschell en 1781 ; celles de ses satel-lites et de deux nouveaux satellites de Saturne , dues au mêmeobservateur ; telles sont, avec les découvertes de Bradley, lesprincipales obligations dont l’Astronomie est redevable au derniersiècle qui en sera toujours avec le précédent, la plus glorieuseépoque.
Le siècle actuel a commencé sous les auspices les plus favorablesà l’Astronomie : son premier jour est remarquable par la découvertedelà planète Cérès, laite par Piazzi à Palerme ; et cette découvertea bientôt été suivie par celles des trois planètes, Junon , Pallas etVesta, dont on est redevable à Glbers et Harding.